« Malheureusement, ce n’était pas un poisson d’avril. » Amer, Samuel Messadia, secrétaire de la section locale du syndicat Force ouvrière, évoque l’agression dont a été victime le premier surveillant de l’établissement pénitentiaire pour mineurs porchevillois. Une deuxième agression contre un surveillant est également survenue le mardi 3 avril. « On est tout le temps avec eux, alors forcément c’est nous qui prenons, constate-il. Mais nous ne sommes pas des punching-balls ! » Il aimerait qu’à chaque agression, un dispositif soit mis en place : « Il y aurait un départ en garde à vue puis une comparution immédiate, comme cela se passe dehors. »

Les deux mineurs impliqués passeront en commission de discipline, mais la colère ne retombe pas. « Il n’y a pas une semaine sans agression », déplore le syndicaliste. Selon lui, une manifestation des agents, à l’instar de celle réalisée le 26 janvier dernier « n’est pas à exclure ». Contacté par Le Parisien au sujet de l’agression du 1er avril, le ministère de la justice a assuré que « la situation de l’établissement pour mineurs de Porcheville est prise très au sérieux ».