Une quarantaine de personnes ont répondu, jeudi 5 avril, à l’appel de la municipalité à participer à la seconde réunion publique de concertation concernant le projet de réaménagement de l’artère commerçante du centre, la rue Maurice Berteaux, et ses abords immédiats. Plusieurs des Conflanais présents ont demandé la création d’un espace culturel, dont les opposants à la fermeture du cinéma municipal du centre (il a fermé l’an dernier, son bâtiment doit être démoli et reconstruit, Ndlr).

La mairie souhaitait savoir quelle esthétique favorisaient les Conflanais, qui se sont vus soumettre des photos de façades de styles différents. Destinées à inspirer l’architecte-urbaniste bientôt sélectionné, elles divisent parfois les présents, en petits groupes autour de cartes du centre-ville. Un style se dégage : deux étages et ses combles, façade simple et unie, toit en zinc couvrant les combles. « Des volumes raisonnables et harmonieux, pas de couleurs vives », analyse une habitante.

A la table des opposants à la fermeture du Cinéville (fermé l’an dernier, Ndlr), il est une fois encore demandé au maire DVD (photo) de ne pas détruire son bâtiment.

A la table des opposants à la fermeture du Cinéville, il est une fois encore demandé de ne pas détruire son bâtiment jouxtant le parking de la mairie, et pour lequel ils ont d’ailleurs sollicité le classement à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Un bijoutier fait remarquer l’attractivité d’un cinéma de centre-ville. Un trentenaire, lui, propose de « déplacer le théâtre Simone Signoret à la place du Cinéville ». La mairie envisage pour l’instant un espace culturel « polyvalent ». Elle en dévoilera plus en septembre, lors de la réunion de synthèse initalement prévue en juin.

Commerçants : la piétonnisation, c’est fermement non

Lors de la précédente réunion publique, les Conflanais s’étaient très largement exprimés en faveur d’une piétonnisation partielle ou complète de la rue Maurice Berteaux. Des commerçants présents à la seconde réunion réaffirment, eux, leur vive opposition à toute exclusion de l’automobile. « Qu’on fasse une rue piétonne ou qu’on appauvrisse le trafic automobile » et le commerce périclite, assure Laurent Parrenin, propriétaire de bijouteries à Conflans-Sainte-Honorine et à Saint-Germain-en-Laye : « En cas de piétonnisation de la rue, il y a de fortes chances qu’on parte. »

Lui suggère de ne pas toucher aux voitures, et demande plus de places de stationnement (deux parkings sont envisagés, Ndlr). Le bijoutier explique son départ d’Achères par la réduction de la place de l’automobile et fait noter qu’à Saint-Germain-en-Laye, les commerces « ont vu leur fréquentation chuter » dans les rues piétonnisées. « Un maire piétonnise pour ses habitants à court terme et ensuite, il prend les réflexions car un commerçant ne peut survivre longtemps, analyse-t-il. En tant qu’habitant, je préfèrerais qu’il n’y ait pas de voitures… mais est-ce qu’on peut faire sans ? »