Cinq ans que la date du 31 mars 2018 avait été réservée, après de longues négociations avec la SNCF. Pour les conducteurs des travaux du viaduc de Guerville, un chantier à 47 millions d’euros, ce samedi-là marque une étape : le viaduc est glissé doucement, vers le bas et au-dessus des rails, face à la centrale EDF de Porcheville.

Par mesure de sécurité, la circulation des trains a été interrompue durant tout le week-end, bien que les travaux soient situés huit mètres au-dessus des voies. La difficulté de ce chantier réside dans la pente de 4 % de la route. Il faut donc impérativement maintenir l’avancée du tablier, qui, contrairement aux chantiers habituels, est glissé vers le bas et non vers le haut, à un rythme régulier de 10 mètres par heure.

Les travaux entrent dans le cadre du plan de relance autoroutier qui doit permettre à terme, de créer une bande d’arrêt d’urgence ainsi qu’une voie de circulation supplémentaire dans les sens Paris-Normandie et Normandie-Paris. « C’est un chantier à caractère exceptionnel en raison de l’accumulation des contraintes », commente Arnaud Quemard, directeur général du groupe Sanef (Société des autoroutes du nord et de l’Est de la France, Ndlr).