« Ici, à Mantes-la-Jolie, il y a 44 000 habitants, et 44 000 supporteurs du PSG ! » Il s’enflamme un peu, l’ex-maire de Mantes-la-Jolie et président du conseil départemental Pierre Bédier (LR), lors de l’inauguration, jeudi dernier, de la seconde « école rouge et bleu » de la fondation du club parisien, au coeur du quartier du Val Fourré. La Fondation PSG accueille 64 enfants après l’école, mais ambitionne d’en toucher un millier chaque année, dans ce quartier de plus de 20 000 habitants.

Depuis lundi 9 avril, les 64 enfants accueillis suivent le programme pédagogique périscolaire et sportif, déjà en place dans l’école parisienne, la première du genre, ouverte il y a deux ans. « On voit ici à quel point le PSG s’occupe non seulement de son image mais aussi des habitants du territoire », a loué le président de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise, Philippe Tautou (LR).

« C’est un projet ambitieux qui accueille des enfants de sept à onze ans, du CE1 au CM2, tous les soirs à la sortie de l’école (sauf le mercredi, Ndlr), pour des expériences qui mélangent pratiques pédagogiques et sportives, présente Christine Le Gal, directrice de la fondation, du programme de quatre soirs par semaine géré par six éducateurs, dont certains ont été recrutés localement. La curiosité des enfants est encouragée. »

Mais bien d’autres enfants doivent être touchés par les actions de la fondation au Val Fourré. « Nous allons déployer d’autres programmes que celui de l’école rouge et bleu, avec les mercredis après-midi et les vacances scolaires, précise Christine Le Gal en évoquant aussi le programme féminin (voir encadré). Les mercredis, on accueille facilement 50 ou 60 enfants, on va organiser des tournois, et pendant les vacances scolaires, on accueille une centaine d’enfants. »

« Les mercredis, on accueille facilement 50 ou 60 enfants, on va organiser des tournois, et pendant les vacances scolaires, on accueille une centaine d’enfants », indique la directrice de la fondation.

Aux dires des parents croisés ce jour d’inauguration, les enfants admis, à qui leur directeur d’école a proposé une place, ont d’abord dit oui dans l’espoir d’y rencontrer des stars. « Il était très intéressé, surtout à la mention du PSG, témoigne en souriant Founé Bamba de l’enthousiasme de son fils de 9 ans, Abdoul-Karim. Il pensait qu’il allait voir tous les joueurs, évidemment… »

Ce jeudi, en guise de stars sont présents Adrien Rabiot, l’ex-joueur Maxwell, ainsi que Laure Boulleau, joueuse de l’équipe féminine et marraine de la fondation. « Ils auraient pu faire venir Neymar », lâche un jeune regardant l’inauguration des grilles du stade. « Les enfants de l’école nous ont appris l’humilité, ils ont vu Nasser (El Khelaïfi, président du PSG, Ndlr), Rabiot et Maxwxell, ils voulaient des photos, et nous, maires, élus, préfet, [ils] s’en fichent ! », s’amuse Pierre Bédier.

La municipalité, la communauté urbaine et le Département ont payé les 800 000 euros nécessaires à la construction du petit stade couvert, et d’un espace attenant de 140 m². La Fondation PSG, de son côté, investit 130 000 euros annuellement pour la faire fonctionner. Jeudi, après les discours, les enfants ont rapidement été emmenés sur le terrain pour des jeux d’équipe.

« Ils ont fait quelques footing puis un goûter gratuit », note la mère d’Abdoul-Karim de son premier lundi après l’école. Elle apprécie surtout le fait qu’étant ouverte à l’ensemble du quartier du Val Fourré, son fils y découvre des enfants d’autres secteurs que celui de son école élémentaire : « Il s’est un peu amusé avec les autres camarades, il élargit son cercle de copains, là, il est très content. »

Un autre programme dédié aux filles

« Les petites filles s’identifient beaucoup, si ça peut les inspirer, leur donner envie de faire du sport et de réussir… », indique Laure Boulleau, joueuse au PSG, de son implication dans ce programme.

Lancé en décembre 2018 à Bougival (Hauts-de-Seine), le programme « allez les filles ! » de la Fondation PSG sera prochainement mis en place à Mantes-la-Jolie avec une vingtaine de jeunes filles.

« Elles circuleront partout, pas que dans l’école rouge et bleu, avec des activités culturelles où on les emmène en car sur un site différents plusieurs fois par mois, explique la directrice de la fondation, Christine Le Gal. On considère qu’il y a une régression de la pratique sportive féminine, on essaie de rééquilibrer les choses. »

Joueuse au PSG et marraine de la fondation, Laure Boulleau précise de sa venue à l’inauguration, comme du programme féminin : « Les petites filles s’identifient beaucoup, si ça peut les inspirer, leur donner envie de faire du sport et de réussir… »