Ils ont passé leur permis de conduire dans les années 1950, 1960 ou encore 1970. Et tous ce jeudi 17 mai, ont exprimé leur envie de se remettre à niveau lors d’un atelier organisé par la Ville, en partenariat avec la police municipale et l’auto-école du Trèfle, située dans le quartier Chennevières.

« J’ai organisé cet atelier en partant de ma propre situation, détaille Pierre Papinet, adjoint à la sécurité. J’ai passé mon permis en 1962 et parfois, on a besoin de se remettre à niveau, surtout au niveau des panneaux. » Pour la vingtaine de seniors présente, l’atelier leur a également permis de pointer les difficultés rencontrées au niveau leurs quartiers respectifs en termes de stationnement et d’aménagement de la route.

« J’attends de voir si j’ai toujours le Code de la route en tête », sourit Marie-Madeleine, 82 ans. Philippe et Françoise, sont venus en couple et conduisent toujours. « Il n’y a pas des moments où vous refusez de conduire et laissez la place à l’autre parce que vous n’êtes pas en confiance ? », questionne Marie, policière municipale. Réponse négative de la part des deux retraités.

La policière encourage d’ailleurs l’assistance à conduire le plus possible et rassurer l’auditoire. « Quand on contrôle un senior, il est souvent inquiet quand il évoque son permis en disant qu’il l’a depuis longtemps, détaille-t-elle de son expérience. Mais au contraire, si vous l’avez toujours, c’est qu’il n’y a pas de problème. »

Michelle, elle, reconnaît avoir « été jusqu’à six points » sur son permis de conduire. « Une fois c’est parce que j’avais le téléphone en main, mais uniquement pour regarder l’heure, explique-t-elle. J’ignorais que ça pouvait être un délit. » Ce à quoi Marie répond : « On ne se rend pas compte que des gestes simples sont dangereux. Mais si on regarde son téléphone, on ne regarde pas la route. »

Un questionnaire a été distribué, permettant aux présents de tester leurs connaissances. Les difficultés se sont surtout concentrées autour des ronds-points et des carrefours giratoires. « S’il y a un panneau et un marquage au sol, c’est un giratoire, explique Emmanuelle, enseignante à l’auto-école du Trèfle. S’il n’y a pas de marquage et de panneau, c’est un rond point et c’est la priorité à droite qui s’applique. » Grâce à une réglette, chacun peut désormais retrouver la signification des panneaux de circulation.

Pour certains retraités, cet atelier était l’occasion de pointer du doigt certaines difficultés rencontrées lors de leurs déplacements en ville. « Quand vous arrivez au stop de la rue des Vignes, vous ne voyez rien, commente Gaétan. Les conducteurs arrivent à toute vitesse. » Son emplacement pourrait être revu. « Il existe un groupe de travail au sein de la ville, qui va prochainement réaliser des études de terrain, détaille Marie. Mais il faut savoir si c’est la place du stop ou le comportement des usagers qui pose problème. »