A l’instar de ses homologues maires de banlieue, Catherine Arenou, l’édile chantelouvaise DVD, ne sait plus trop sur quel pied danser. La présentation du Plan banlieue, prévue ce mardi 22 mai par Emmanuel Macron, a finalement été repoussée, révélait la semaine dernière France Info. Le président de la République se contentera de fixer un cap en échangeant avec des acteurs locaux et des institutionnels, précise l’Elysée cité par la radio.

C’est dans ce contexte particulier qu’est intervenue la visite du préfet de Région, Michel Cadot, vendredi dernier. Venu notamment se faire présenter le projet de cité éducative envisagé à l’école incendiée Roland Dorgéles, il a assuré à la maire le déblocage tant attendu du financement pour lancer son projet de rénovation urbaine. Mais Catherine Arenou l’assure : « La bataille continue. »

« Je suis venu marquer le soutien de l’État », assure Michel Cadot, avant de poursuivre : « La mise en œuvre de la politique de la Ville n’a de sens que si elle s’accompagne d’une politique éducative. » Lors de cette visite, il a également souligné que « la décision des financements du programme de rénovation urbaine sera connu d’ici la mi-juin. »

A Chanteloup-les-Vignes, le financement de ce nouveau Projet de rénovation urbaine (PRU) devrait être compris « entre 5 et 8,8 millions d’euros » pour un total d’une vingtaine de millions euros. « Une trentaine de projets devraient pouvoir démarrer en 2018-2019 », a déclaré le préfet. Dans les Yvelines, en termes de financement, Michel Cadot s’est borné à confirmer que Les Mureaux était également au programme.

Pour Catherine Arenou, il ne pouvait en être autrement concernant sa commune : « Chanteloup est suffisamment symbolique, on peut s’appuyer sur la réussite du premier PRU. » Elle confie néanmoins « attendre mardi pour hurler [sa colère] » concernant le Plan banlieue dont l’Elysée a affirmé dans un récent communiqué qu’il serait différent du rapport Borloo. Ce dernier est considéré comme « ambitieux » mais avec « des angles morts sur la sécurité et le communautarisme ».

La décision ne passe pas auprès de Catherine Arenou. « Il (Emmanuel Macron, Ndlr) a choisi de travailler sur les conséquences parce que c’est médiatique, regrette-t-elle. Mais il faut travailler sur les causes. » Le 14 mai, son conseil municipal (et celui des Mureaux le 16 mai, Ndlr) a d’ailleurs voté une motion de soutien au Plan Borloo. L’élue chantelouvaise conclut, pessimiste : « Si Macron se contente de blabla, ça ne pourra pas passer. Après autant d’espoir, ça pourrait péter. »