Il y a un an, la première pierre de la Maison de l’eau était posée sur le site d’un ancien centre de traitement des eaux usées du Syndicat intercommunal d’assainissement de la région de l’Hautil (Siarh, qui comprend 11 communes, Ndlr). Cet espace pédagogique a été officiellement inauguré mardi 15 mai et accueillait une classe de Mantes-la-Jolie dès le lendemain de l’inauguration.

La Maison de l’eau a vocation à accueillir les 62 classes d’eau présentes sur le territoire du syndicat, mais aussi celles de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPSEO). Destinée à faire comprendre aux jeunes générations l’importance de cette ressource, elle vient en complément des actions pédagogiques déjà menées à l’école.

« Avant c’était nous qui nous déplacions dans les classes, sourit Alain Mazagol, deuxième adjoint andrésien et vice-président du Siarh, qui a piloté le projet. Maintenant, ce sont les élèves qui viennent à nous. » Le public concerné va de la maternelle au CM2, au tarif de trois euros par élève. « L’agence Seine-Normandie finance ces classes d’eau à hauteur de 600 euros par classe », précise Hélène Debaiseux-Dene, première adjointe trielloise, vice-présidente du Siarh et membre du comité pédagogique.

A l’intérieur de cette maison de 100 m², les enfants pourront découvrir un aquarium composé de différentes espèces que l’on trouve dans la Seine, et différentes animations autour du circuit de l’eau. A l’extérieur, maison des insectes, jardin potager et mare pédagogique ont été aménagés. « On ne mettra rien dedans, on va laisser les animaux venir s’installer », détaille Alain Mazagol.

Deux salariés seront présents sur le site pour accueillir les enfants, et ponctuellement le grand public. « On pense l’ouvrir sur des journées thématiques, comme la journée mondiale de l’eau par exemple », poursuit Alain Mazagol. L’élu espère également pouvoir accueillir les séminaires d’entreprises concernées par cette question, à l’instar de Suez.

Ce projet d’un coût de 1,2 million d’euros est financé par le syndicat et la région Île-de-France. L’installation pourrait n’en être qu’à ses débuts, à entendre les vice-présidents du Siarh : « Dans l’idéal, on aimerait réaliser une extension jusqu’à la Seine et pourquoi pas y amener les enfants en bateau, leur proposer une croisière », espère Hélène Debaisieux-Dene.

Bientôt une maison de l’agriculture dans la plaine ?

Dans la continuité du parcours initié par les différentes « maisons » carriéroises, celle des insectes ouverte il y a un an au parc du Peuple de l’herbe, et celle de l’eau juste inaugurée, mairie et communauté urbaine envisagent l’installation, dans quelques années, d’une « maison de l’agriculture » sur une portion de l’ancienne plaine maraîchère.

« L’entrée serait installée pas loin de l’espace culturel Louis Armand, précise le maire DVD Christophe Delrieu de ce projet. Carrières mute, mais avant nous, il y a des personnes qui ont travaillé cette terre. Cette maison servirait à préserver notre histoire agricole. »

Un partenariat avec un ancien agriculteur carriérois a été passé, afin de récupérer objets et outils d’époque. « Nous aimerions recréer un circuit d’épandage, des espaces où l’on peut cultiver », précise l’édile de la future installation.