Après Nantes en 2017, c’est au sein du vélodrome national de Montigny-le-Bretonneux que s’est déroulé l’Extraction challenge, compétition nationale rassemblant 180 sapeurs-pompiers venus de toute la France, mais aussi des Etats-Unis, de Belgique, du Pays de Galles ou encore de Taïwan. Durant trois jours, du 24 au 26 mai, les équipes se sont affrontées autour de deux épreuves : la désincarcération et le secours d’urgence à la personne.

Lors d’une conférence de presse, le colonel Chavillon, président du comité d’organisation et directeur adjoint du Service départemental d’incendie et de secours yvelinois (Sdis), avait donné plusieurs raisons qui avait poussé le Sdis à y participer. « Nous avons un travail engagé, notamment avec le constructeur Renault sur le lien entre les opérationnels, les sapeurs-pompiers qui interviennent sur les véhicules, et l’ingénierie Renault qui conçoit les véhicules », expliquait-il à La Gazette de Saint-Quentin-en-Yvelines. Le constructeur automobile a d’ailleurs fourni près de 80 voitures pour le déroulé de la compétition.

Les nouvelles technologies présentes dans les voitures, peuvent aussi parfois compliquer la désincarcération. L’Extraction challenge permet ainsi aux sapeurs-pompiers de confronter leurs techniques et de « réfléchir » à de nouvelles prises en charge.

« Allez Jéjé ! » Vendredi dernier, il est environ 14 h 15 lorsque l’équipe du Sdis 33 entre sur la piste du Vélodrome, sous les encouragements nourris de leurs collègues. Ils participent à l’épreuve de désincarcération, et la situation est compliquée. Deux voitures sont encastrées l’une en dessous de l’autre et l’une d’entre elles est également coincée par un bloc de béton.

A l’intérieur de la voiture, deux « victimes », avec lesquelles les pompiers prennent contact. L’une d’elles a la main coincée dans le volant et est en urgence relative. La situation est plus critique pour sa passagère, en urgence absolue, qu’il va falloir désincarcérer. Le chronomètre défile. « On pousse, on dégarnit », demande le chef d’équipe à ses hommes qui s’affairent sur le toit de la voiture.

Un signal sonore retentit, la fin de l’épreuve. Les victimes n’ont pu être sorties. « On n’a réussi à sortir personne, explique, déçu, le chef d’équipe. Mais je ne voyais pas comment on pouvait faire. »