Cette semaine le plateau d’Etat et Civils recevait trois psychologues du Centre d’information et d’orientation (CIO) de Mantes-la-Jolie. Ils sont aujourd’hui en mobilisation contre le projet de loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel », projet actant la suppression de tous les CIO, le transfert de l’Office national d’information sur les enseignements et les professions (Onisep) et de la compétence d’information à l’orientation aux régions, ainsi que le déplacement des conseils d’orientations aux établissement publics. Une décision du gouvernement de plus en plus controversée car elle laisserait de côté des milliers de personnes non scolarisées en établissement public.

Les CIO permettent aujourd’hui non seulement aux élèves, mais aussi aux jeunes déscolarisées ou aux adultes souhaitant reprendre leurs études, de venir trouver des réponses à leurs questions d’avenir et de bénéficier d’un suivi au long terme en recevant de l’aide dans l’élaboration de leur projet. Désormais avec le projet de loi « avenir professionnel » ce sont ces derniers, n’ayant pas accès aux établissement scolaires publics qui seraient laissés pour compte.

Quant aux psychologues qui seraient transférés en établissement, ils craignent de subir des pressions de la part des chefs d’établissement pour être incités à soutenir leurs choix d’orientations. « Le CIO c’est un service public de l’éducation nationale avec une garantie gratuite neutre et experte des psychologues qui accueillent. C’est un lieu de conseil de proximité, un lieu d’accueil pour tous publics élèves, étudiants, adultes mais aussi jeunes qui viennent de l’étranger » une des trois psychologues présentes. Avec des taux de fréquentations record de 4 000 élèves par an, les psychologues du CIO mantais ne comprennent pas ce choix.

« Je pense que c’est une décision politique, mais nous ne comprenons pas puisque nous sommes un service publique gratuit, cela va avoir des conséquences au niveau des populations » explique l’un d’entre eux. Pour justifier cette suppression, le gouvernement invoque ainsi une baisse de fréquentation de ces centres. Mais les 3 700 employés de CIO à travers la France sont loin d’être d’accord, ces derniers ont ainsi prévus plusieurs manifestations à venir.

Etats et civils

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