La réservation d’une table s’y fait « uniquement par téléphone », mais la discrétion de cet établissement nocturne s’arrêterait là selon les riverains. Actuellement dénommé « Le 111 lounge », il propose « cocktails, alcools et narguilés » à ses clients, au pied de la collégiale de Mantes-la-Jolie et à l’angle des rues Monteclair et du Fort. Mardi 15 mai dernier, lors d’une réunion publique municipale, il a été durement mis en cause par une habitante comme par le maire.

« Il ferme à 5 h du matin tous les jours, le nom change tous les six mois, a ainsi déploré face aux élus cette riveraine de la rue Monteclair, particulièrement critique du bruit fait par certains clients au coeur de la nuit. Ils sortent fumer, évidemment, ils se battent parce qu’ils sortent émêchés, ce n’est pas sympa… on est tranquille de temps en temps, quand ils ferment le bar. » En 2008, l’établissement s’appelait « Le cactus », et autour de 2012, « Le baron ».

Actuellement dénommé « Le 111 lounge », il propose « cocktails, alcools et narguilés »
à ses clients, au pied de la collégiale de Mantes-la-Jolie et à l’angle des rues Monteclair et du Fort.

« La police vient, elle est venue la semaine dernière. Un bar qui ferme après 2 h est en infraction, répond à cette riveraine le maire Raphaël Cognet (LR). Le travail de la Ville est d’envoyer sa police dresser un procès-verbal, et de demander la fermeture administrative. » Celle-ci couvre alors une durée, déterminée par les services de l’Etat, et dans ce cas par la préfecture des Yvelines.

« Concernant ce bar qu’on connaît très bien, on veut que ça soit le plus longtemps possible, poursuit le premier magistrat mantais. Récemment, on a pu entrer à l’intérieur pour constater ce qui s’y faisait, on prépare un rapport. Maintenant, on attend des décisions administratives et de justice extrêmement fortes, on n’est plus dans quelque chose qui est du domaine de l’ordre public, on est dans la fraude caractérisée. »

Au commissariat de Mantes-la-Jolie, l’on confirme les interventions régulières des forces de l’ordre dans l’établissement. « Apparemment, en ce moment, ça a l’air plus calme, poursuit notre source. Quand on nous appelle, pas de souci, on y va : que les gens fassent le 17. » Sollicités par La Gazette au numéro indiqué à l’entrée, les responsables de ce bar-club nocturne n’ont pu réagir dans les délais impartis à publication de cette édition.