Samedi 2 juin, la Sotrema a inauguré sa déchetterie destinée aux entreprises dans la zone industrielle des Marceaux. La société d’économie mixte (SEM), détenue majoritairement par la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPSEO), en avait ouvert les portes le 1er mars. Afin d’inciter les professionnels à trier leurs déchets, les tarifs favorisent les bons élèves, tandis que pour tenter d’endiguer les dépôts illégaux, les horaires d’ouverture ont été élargis le plus possible.

« C’est une belle chose que la Sotrema puisse offrir cet espace pour les professionnels, cela pourra éviter quelques déchets sauvages », prédit le député LR de la 8e circonscription, Michel Vialay, lors de l’inauguration de cet espace de 8 000 m². Il est accessible de 6 h à 18 h du lundi au vendredi, et le samedi de 6 h à 13 h. Près d’une vingtaine de types de déchets sont acceptés dans la déchetterie, tels que des pneus, du verre ou encore du plastique.

« L’horaire permet aux entreprises, avant de partir sur les chantiers, de déposer leurs gravats, se félicite à l’inauguration Jean-Luc Santini (LR), vice-président de GPSEO et conseiller régional, de l’amplitude d’ouverture de cet investissement de 700 000 euros, dont
105 000 euros de la Région Île-de-France. Il ne suffit pas de trouver qui sont les réfractaires au tri des déchets, il faut leur donner des solutions importantes et efficaces de tri. »

Pour les inciter à trier, la Sotrema a en effet mis en place des tarifs différenciés. La société qui ne souhaite pas trier verse 100 euros par tonne de déchets. Celle qui trie peut à l’inverse se faire rémunérer, comme avec le carton, 20 euros la tonne, ou la ferraille, 25 euros la tonne. « Une contrainte qui vise à les forcer à recycler leurs déchets », explique Samuel Boureille, président de la Sotrema et maire SE de Follainville-Dennemont.

Avec une centaine de clients à son actif en trois mois d’ouverture, 600 tonnes de déchets y sont déjà déposés chaque mois. La société d’économie mixte espère recevoir 1 000 tonnes de déchets mensuellement d’ici la fin de l’année, pour « un chiffre d’affaires de 500 000 » euros, souhaite Michael Darty, directeur général délégué de la Sotrema. Il se donne « trois ans pour atteindre le million [d’euros] de chiffre d’affaires. »