« On a de la chance, on n’a pas trop de problèmes à part des gens qui ne rentrent pas leurs voitures chez eux », amorce en préambule d’une réunion de prévention avec la brigade de gendarmerie limayenne, Stéphane Hazan (UDI), le maire lainvillois. Vendredi dernier, une petite dizaine de personnes avait fait le déplacement jusqu’à la mairie pour assister à une réunion de prévention. Cambriolages et arnaques en tout genre ont notamment été abordés. L’occasion pour les participants de connaître les spécificités de leur village.

La brigade de gendarmerie de Limay compte 16 militaires et couvre 12 communes, soit environ 12 000 habitants. « Toutes sont situées dans le Vexin, détaille l’adjoint au commandant de brigade. On retrouve des infractions qui n’existent pas ailleurs, notamment concernant la circulation dans les bois. »

La commune de plus de 800 habitants n’est pas une des communes les plus impactées par les cambriolages, mais plusieurs habitants en ont toutefois fais les frais. « Ca fait tout drôle, quand vous êtes au lit, d’entendre votre voiture démarrer dans le garage », témoigne une des présentes. « Les villages peuvent donner l’impression que c’est tranquille, qu’on ne craint rien, explique le militaire. Mais quand on patrouille la nuit, on tombe sur des personnes malintentionnées. »

Un des « problèmes » de Lainville-en-Vexin, c’est « l’absence de délinquance locale ». Et le gendarme de préciser sa pensée : « Quand il y a des faits, on a pas forcément des pistes tout de suite. » Il effectue également un rappel auprès des Lainvillois quand il s’agit d’aller porter plainte. « Vous êtes rattachés à Limay, pas aux Mureaux ni à Magny-en-Vexin (Val-d’Oise), poursuit-il. Dans tous les cas, cela nous sera transféré. »

Il recommande également, afin d’éviter toute mauvaise surprise en cette période estivale de ne pas laisser portes et fenêtres ouvertes « quand vous faites un barbecue ou êtes dans le jardin, pour ne pas attirer l’oeil ».

Il insiste également sur la nécessité pour les riverains « de se connaître entre eux ». Une situation qui commencerait à devenir difficile selon Stéphane Hazan : « Il y a moins d’anciens, désormais beaucoup d’habitants travaillent, on devient un village un peu dortoir. » Une tendance que confirme le gendarme. « En général c’est aux alentours de 18 h, 19 h, quand les gens rentrent du travail, que l’on commence à être appelés », conclut-il.