GPS : Waze et les autres font la sourde oreille

La communauté urbaine tente de négocier, avec les éditeurs de logiciels de navigation, un meilleur respect des règles de circulation.

Une récente édition de La Gazette évoquait la problématique posée par les logiciels de navigation GPS (notamment le plus populaire d’entre eux, Waze, Ndlr), dans le cadre de plaintes de riverains et d’élus déplorant le passage de camions dans des rues interdites. La communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPSEO) tente d’engager des négociations avec ces sociétés afin qu’elles respectent la réglementation, sans succès pour l’instant.

« Ce n’est pas facile, ils n’ont pas envie de faire la différenciation entre poids lourds et voitures », ni d’allonger les temps de parcours des automobilistes utilisateurs en restreignant certaines voies, analyse Laurent Schlaientzauer, directeur général des mobilités de GPSEO. Comme monnaie d’échange, la communauté urbaine a proposé de se charger d’enregistrer chantiers et autres restrictions de circulation.

« Ca avance doucement. Il faut donner les informations à tous les opérateurs, mais on n’arrive pas à les mettre tous autour de la table », poursuit le directeur des mobilités, relativement fataliste : « On arrivera à faire bouger les choses quand on (les collectivités locales, Ndlr) sera suffisamment nombreux. »