Leur expulsion était exigée par de nombreux habitants de Triel-sur-Seine, et avait été promise « avant l’été » par le sous-préfet de Saint-Germain-en-Laye. Au petit matin du jeudi 14 juin, les 107 habitants du dernier campement de Roms de l’ex-plaine maraîchère devenue friche ont été évacués définitivement par les forces de l’ordre, dans le cadre d’une opération sans incident.

Le conseil départemental, propriétaire des terrains situés au niveau du rond-point de la RD1, a « fait procéder à la destruction des 40 caravanes encore présentes » sur le site, indique la municipalité trielloise par communiqué, précisant que l’ex-camp, à l’entrée duquel ont été installés des blocs de béton, « sera nettoyé par la suite ».

Le collectif Romyvelines, qui soutient ces familles depuis plusieurs années, dénonce dans un communiqué qu’une majorité des expulsés n’aient qu’une semaine d’hébergement. « Dix-huit familles n’auront rien » ensuite, s’indignent ses membres, qui jugent l’opération d’expulsion « inacceptable ».