« Est-ce que vous avez déjà été sensibilisés à l’évacuation en 6e ? Est-ce que vous en avez des souvenirs ? » A la question du contrôleur, quelques mains se lèvent timidement pour donner leur approbation. Le 6 juin dernier, une journée sécurité était organisée au dépôt de bus Transdev houdanais. Mises en place depuis trois ans, ces journées sensibilisent à chaque fois les conducteurs sur une thématique particulière.

Cette nouvelle journée était dédiée à la gestion du risque incendie et surtout à la gestion d’une évacuation. Afin de mettre la cinquantaine de chauffeurs et contrôleurs participants en situation réelle, pour la première fois, 200 collégiens se sont également rendus sur le site. L’occasion pour eux de revoir le protocole, ces derniers n’ayant reçu une formation qu’à leur entrée en 6e.

Chaque classe effectue trois simulations. Au coup de klaxon, tous se lèvent et tentent de sortir. « Vous avez fait 32 secondes et le chauffeur a pu faire un aller retour dans le car pour vérifier, explique un contrôleur. Compte tenu de la situation, vous aviez une porte à décompresser pour sortir, c’est plutôt pas mal. » Dans le car d’à côté, le bilan est nettement moins positif. « On aurait eu 15 morts », constate un chauffeur. Lui insiste sur la nécessité de communiquer : « Si quelqu’un est bloqué, il faut me le dire ! »

Car gérer un groupe d’adolescents n’est pas forcément chose aisée lors d’une évacuation. « Là ils réagissent bien, ils sont un peu à la cool, commente un chauffeur. Mais si c’était vrai, ils n’auraient probablement pas la même réaction. » Dans un des bus, le déclenchement de la fumée, censée simuler l’incendie ne provoque pas la réaction escomptée. « Eh ça fait comme si on était à la chicha ! Attends je snappe », s’esclaffe un des collégiens, faisant ainsi perdre de précieuses secondes à ses camarades.

Présents pour une démonstration, les sapeurs-pompiers du centre de secours ont également pu échanger avec les chauffeurs sur la conduite à tenir. « Ce qui change par rapport à une voiture, c’est le dimensionnement, la mécanique, explique le responsable du centre de secours. Cela peut nous permettre d’anticiper de prochaines interventions. » Toutefois, il précise : «  Dans le secteur, il y a parfois des petits accrochages. Mais jamais rien de grave. »