Le conflit avec les Agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem) n’est pas terminé… pourquoi ?
Les négociations vont se réouvrir pour tenter de trouver une solution. Je suis garant de la santé des agents au travail en tant que maire, et je ne ferai pas n’importe quoi. Des signes comme l’absentéisme me font dire que les conditions de travail ne sont pas bonnes, je ne veux pas fermer les yeux. La deuxième chose qui me paraît essentielle est que les Atsem se sont battues nationalement pour que leur statut et leurs compétences soient reconnues : pour moi, il faut qu’ils fassent plus de périscolaire que de ménage.

Le réaménagement de la Source pourra-t-il se faire avant la fin du mandat ?
Le centre commercial de la Source (désormais fermé, il avait brûlé à plusieurs reprises lors d’incendies criminels, Ndlr) est le dossier le plus compliqué à gérer depuis que je suis maire. Sur la friche incendiée, il y a le syndic, les propriétaires, les exploitants, les assurances, les cabinets d’experts. Pour le projet de nouveau centre commercial au niveau du parking Nord, il y a la Ville, le Département, la communauté urbaine et l’Epareca (aménageur public d’Etat, Ndlr).

Pour mettre tout ce beau monde en ligne, c’est compliqué. L’Epareca veut que le centre tourne économiquement, la communauté urbaine est plus sur le cadre de vie. On passe beaucoup de temps à discuter pour essayer de trouver les bonnes solutions, un compromis : c’est derrière nous, même s’il y a encore quelques discussions avec l’Epareca, notamment, sur le devenir de la friche incendiée. Je m’investis très fortement pour que le calendrier initial soit respecté, d’une ouverture fin 2019.

On aurait pu attendre que la friche incendiée se libère, mais on savait que ça allait prendre du temps. Ma promesse aux riverains est de retrouver au plus vite une activité commerciale qui, dans ce quartier, répond à une demande importante de la population. Mais il y a différents acteurs, avec des intérêts quelque fois différents, et chacun défend son bout de gras, ce qui explique que ce soit long.

« Je m’investis très fortement pour que le calendrier initial soit respecté, d’une ouverture fin 2019 », assure l’édile du nouveau centre commercial de la Source.

Qu’en est-il de l’ex-centre commercial incendié ?
Les propriétaires, en assemblée générale, ont décidé de ne pas demander l’activation de la clause contractuelle qui prévoyait la reconstruction à l’identique. Sur ce dossier, la reconstruction à l’identique était pour moi inconcevable, dans la mesure où on se serait retrouvé avec la même problématique qu’avant l’incendie, où l’attractivité baissait notamment à cause de problèmes de sécurité et de trafics. Aujourd’hui, propriétaires et exploitants sont dans la négociation avec les assurances, pour déterminer le niveau de l’indemnité de compensation. J’espère qu’ils vont rapidement trouver un terrain d’entente.

Quant au devenir de la friche, du côté de la Ville, de la communauté urbaine et des propriétaires, on a sollicité des promoteurs pour regarder la nature du projet immobilier et de commerces qui pourrait s’installer au Sud du nouveau centre commercial. On a sollicité les Résidences, qui peut travailler également sur des programmes privés, pas que sociaux. Ils sont au travail pour regarder ce qui pourrait être fait : de petites résidences, soit pavillonnaires, soit en pavillonnaire et en petits collectifs.

La première extension du port de Limay se poursuit-elle ?
Des rumeurs ont été véhiculées par certains citoyens, […] disant que le projet était abandonné. Je me suis rapproché d’Haropa et du préfet, tous les deux m’ont dit que le projet se poursuivait. Il n’est pas abandonné, mais ça prend du temps d’étudier et de mettre en oeuvre les exigences que j’ai mis sur la table. D’une part, que le port fasse le nécessaire pour racheter au prix du marché [les parcelles soumises à terme à préemption]. Ce qui a été fait, avec une quinzaine de dossiers bouclés avec des tarifs qui, au bout de la négociation, correspondaient globalement aux attentes des vendeurs.

La deuxième chose était que les boulevards Pasteur et République n’ont pas vocation à recevoir des camions, le port s’est engagé. Mais si les camions du port et de la zone industrielle sont obligés de remonter au Nord, les profils de la voirie et du rond-point ne sont pas adaptés. […] Ca prend du temps, et ça explique que le calendrier ait légèrement glissé. Le troisième point concerne le triangle Nord. J’avais demandé la mise en place d’un fonds de garantie, pour indemniser les familles, si l’activité de logistique qui va s’installer participait à générer une baisse de l’évaluation de leurs biens : je n’ai pas de réponse là-dessus pour l’instant.

Où en est l’aménagement des alentours de la gare ?
L’étude d’impact suit son cours pour ce projet de plus de 10 000 m², tout le monde est dans les starting blocks. Une fois l’étude d’impact terminée, les permis de construire seront déposés. Le début des travaux est prévu pour la fin 2019, la première tranche se fera sur les anciens terrains Solex, à côté du bar-tabac. On construit, on transfère les habitants, et on démolit.