Pour la première fois, près d’une soixantaine d’agents de la mairie se sont mis en grève et ont manifesté, à l’appel du syndicat Force ouvrière (qui n’est pas présent au sein de la commune, Ndlr) mardi 26 juin. Ils ont scandé dans les rues leurs revendications, portant notamment sur régulation des RTT, jours d’ancienneté, revalorisation du 13e mois et prime des assistantes maternelles. La maire LR, Cécile Zammit-Popescu, estime pour sa part que le syndicat est surtout en pleine campagne pour les élections professionnelles de la fonction publique, prévues en fin d’année.

« Ce sont les agents qui nous ont saisi, détaille Sébastien Chiovetta, secrétaire départemental adjoint de Force ouvrière, de l’implication du syndicat dans cette manifestation. Ce qu’on demande, c’est d’avoir des RTT qui correspondent aux heures travaillées. Actuellement, pour 38 heures hebdomadaires, les agents ont cinq jours de RTT, contre 18 normalement. »

Le syndicaliste a également annoncé en fin de manifestation son intention, après plusieurs courriers restés sans réponse, de saisir le sous-préfet concernant cette situation selon lui « illégale ». Pour l’édile, le raisonnement ne tient pas : « Il faut raisonner en annualisation sur les 1 607 heures (temps de travail effectif dans la fonction publique, Ndlr). On l’a fait dans trois services pour l’instant, et ce sera fait dans la totalité des services d’ici la fin de l’année. »

Les agents contestent également la mise en place du nouveau régime d’indemnité des agents en congés maladie et du complément indemnitaire annuel.

Les agents contestent également la mise en place du nouveau régime d’indemnité des agents en congés maladie, et du complément indemnitaire annuel. «  A partir de sept jours d’absence par an, la prime baisse », commente une agente. Cette mise en place a été votée « à l’unanimité en conseil municipal », souligne Cécile Zammit-Popescu.

Du côté des assistantes maternelles, la grogne est également présente. Sur les 18 employées par la mairie, sept d’entre elles dépendaient encore de la communauté urbaine au 1er septembre. « Les primes sont désormais réparties entre les 18, mais avec l’enveloppe des 11 anciennes, explique l’une d’elles. Je perds 800 euros par an. »

Sébastien Chiovetta regrette que la maire ne souhaite pas discuter avec le syndicat : « C’est la première fois en 20 ans qu’une mairie refuse de dialoguer avec un syndicat. » Un regret auquel la maire oppose une fin de non-recevoir : « Je refuse de discuter avec Force ouvrière qui n’est pas représenté dans la collectivité. Cela ne les regarde pas. »