Leur mobilisation ne faiblit pas. A l’appel de la CGT Dunlopillo, environ une centaine de salariés des sites de Limay et Mantes-la-Jolie se sont retrouvés mercredi dernier, en fin de matinée, pour manifester leur opposition à la suppression de 61 postes.

« On laisse repartir les camions vides, les gens, explique Nathalie Fraillon, élue CGT au comité d’entreprise. Mais pas les camions qui livrent. » Le syndicat compte bien multiplier les actions avant les vacances. « On a répertorié les postes menacés, détaille Dominique Leroy, secrétaire de la CGT Dunlopillo. Seuls deux emplois de commerciaux sont sur le terrain, le reste est sur le site. »

Le syndicat compte bien multiplier les actions avant les vacances pour marquer son opposition à la suppression de 61 postes sur 250.

« Ce n’est pas parce qu’on ne s’est pas associés sur cette journée qu’on ne soutient pas, commente pour sa part Hervé Vincent, responsable de la CFE-CGC de Dunlopillo. Nous sommes aussi opposés aux licenciements. » Venu soutenir les grévistes, le maire communiste de Limay Eric Roulot souligne : « Je ne dissocie pas le maintien de l’industrie mais il faut que cela soit adossé d’un volet social. Là, il y a une sacré incohérence. »