Alors que 500 coureurs disputaient les Championnats de France de cyclisme sur route à Mantes-la-jolie, une centaine de personnes se sont retrouvées au Campus des Mureaux le vendredi 29 juin à l’occasion d’un colloque organisé par le Département et la Fédération française de cyclisme autour justement du vélo.

Alors que ce dernier accueille de plus en plus d’événements sportifs de la discipline, notamment à l’occasion des prochains Jeux olympiques, plusieurs associations d’usagers et centre d’études demandent que des aménagements soient faits pour la pratique quotidienne, afin de pouvoir circuler en sécurité.

C’est d’ailleurs Sandy Casar, ancien cycliste professionnel, qui a posé le constat en introduction. « Il y a quelques années, on se sentait encore en sécurité sur la route, explique le natif de Mantes-la-Jolie. A partir de 2013, il n’y a pas eu une journée d’entraînement où il ne se passait pas quelque chose, de plus ou moins grave. »

Ce colloque fait partie « des pistes de réflexions » menées par le Département pour l’aménagement du territoire, précise Alexandre Joly (LR), vice-président en charge du sport. Avant de souligner que passages et encorbellements ont été réalisés ces dernières années, notamment la passerelle fin d’Oise à Conflans-Sainte-Honorine.

Les difficultés se rencontrent surtout en milieu urbain, comme expliqué lors de l’atelier « la place du vélo dans l’aménagement du territoire ». Jocelyn Loumeto, responsable technique chez l’Union des entreprises de la filière du sport, des loisirs, du cycle et de la mobilité active rappelle que sur les routes yvelinoises, « la majorité des accidents, environ 75 %, ont lieu en milieu urbain ».

« Là où on peut intervenir, c’est sur la réglementation », insiste Philippe Arnould, responsable d’études au Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement d’Île-de-France. Et d’évoquer un de ses objectifs : « Il faudrait que les feux rouges deviennent des cédez-le-passage pour les cyclistes, mais les gens sont encore frileux. C’est une compétence communale. »

« Les aménagements en centre-ville sont du ressort des communes, acquiesce Sabine Grégoire, chargée des circulations douces au Département. Nous priorisons les accès aux collèges et aux gares, mais aussi les aménagements dans les communes rurales. » Une enveloppe d’un million d’euros est en effet allouée aux liaisons douces mais « tout n’est pas utilisé », complète Sabine Grégoire.

Président de la Fédération française de la bicyclette, Olivier Schneider est également « pour une pacification de la voirie, et donc la baisse de la vitesse en centre-ville » Mais ici, « c’est l’intercommunalité », qui est chargée des aménagements, rappelle Sabine Grégoire.