Le 21 juin dernier, une conférence était organisée à la résidence médicalisée des Jardins de Médicis à Mézy-sur-Seine. Les intervenants ont présenté quelques dispositions juridiques à destination des personnes dépendantes ou sous tutelle. En parallèle, plusieurs entreprises proposent différents services aux aidants afin de les soulager (voir encadré).

« La loi du 28 décembre 2015, appelé loi dépendance, a vu la mise en place de certaines mesures, amorce Thibault Vincent, notaire à Meulan-en-Yvelines. Comme la mise en place d’un solde de prestation. Quand une personne est placée dans un établissement comme aujourd’hui, vous pouvez normalement avoir un contrat. »

Il évoque également un « renforcement » du droit des usagers : « On ne peut pas placer des personnes dans un établissement type établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes à l’insu de la volonté de la personne. »

Du côté des aidants, le notaire rappelle que « le statut du proche aidant a enfin été reconnu par la loi. Il peut y avoir du soutien psychologique, une aide financière ». Mais il souligne surtout l’existence d’un droit au répit : « Si l’aidant est très fatigué, il peut demander à ce que le parent soit placé durant son absence. »

Si l’aidant est salarié, des dispositions peuvent également être prises avec son employeur. Mais ces mesures ne sont pas encore connues de tous. « J’avais demandé deux ans de disponibilité pour m’occuper de ma maman, et cela m’a été refusé, témoigne une femme de l’assistance. Cela m’a été refusé, alors qu’il y a une loi pour ça, sans être rémunéré. » Vincent Thibault lui répond : « Le statut d’aidant n’existait pas il y a deux ans et demi. Mais cela commence à entrer dans les mentalités. »

A Conflans-Sainte-Honorine, une agence pour « soulager les aidants »

En avril dernier, la quatrième agence yvelinoise de Petits-fils a ouvert ses portes à Conflans-Sainte-Honorine. Le but de cette agence est de « soulager les aidants », dont les proches sont dépendants, détaille Magali Gonzalez, la directrice de l’­agence. Cette ancienne directrice de parfumerie s’est reconvertie dans l’aide à la personne en 2017. « Je me suis servie de mon expérience personnelle, explique-t-elle. Ma sœur, malade, n’avait pas de garde de nuit. Ma grand-mère a eu quatre auxiliaires de vie différentes. »

L’entreprise, qui emploie 15 auxiliaires de vie sur une zone allant jusqu’à Flins-sur-Seine, propose d’accompagner les personnes de nuit comme de jour, mais aussi à l’hôpital ou pour réaliser des démarches administratives. « Chaque famille a une auxiliaire attitrée, explique Magali Gonzalez. On évite ainsi la perte de repères pour la personne dépendante. » En avril dernier, la structure s’occupait déjà de six familles.