La tête levée vers le ciel avec des étoiles plein les yeux. Voilà, pour résumer, ce à quoi il faut s’attendre le samedi 8 septembre du côté de l’aérodrome des Mureaux-Verneuil. Son syndicat intercommunal y organise la dixième édition, une nouvelle fois gratuite, de la Fête de l’air. Et pour souffler ses dix bougies, les organisateurs de l’événement ont décidé de mettre les petits plats dans les grands. Cette année, c’est la voltige qui devrait être au centre de toutes les attentions.

Des démonstrations de cette discipline spectaculaire se dérouleront tout au long de la journée. Pascale Alajouanine, multiple championne de France, d’Europe et vice-championne du monde, participera à la présentation de son activité au public. Elle ne sera pas l’unique tête d’affiche de l’événement puisqu’elle sera accompagnée de Dorine Bourneton, première paraplégique devenue pilote de voltige dans le monde.

La patrouille de France sera encore une fois bien présente. Après avoir montré l’étendue de leur panoplie, les avions de chasse, diffusant les bandes tricolores dans le ciel, laisseront la vedette au largage de parachutistes. Une exposition d’avions de collection, une autre de l’association de constructeurs amateurs et des simulations de vol animeront le reste de cette journée. De quoi avoir des étoiles plein les yeux… sans lever la tête vers le ciel.

« L’idée, c’est de faire naître chez notre jeune public une certaine vocation pour l’aviation. Les autres années, il suffisait de voir la façon dont les enfants discutaient avec les pilotes. Ils sont en admiration devant eux. Les voir à l’action, leur parler et leur poser des questions, tout cela réuni peut leur donner envie d’en découvrir plus », s’est exprimé Eugène Dalle en marge de l’événement.

Le président du syndicat intercommunal de l’aérodrome des Mureaux-Verneuil annonce également une nouveauté par rapport aux éditions précédentes. « Cette année, nous proposons des expositions et des démonstrations de drones réalisées par les élèves de notre école de drones (l’école s’est lancée en 2015, ndlr) », conclut-il. Histoire de donner encore plus envie de se rendre à l’aérodrome…

Le restaurant et ses simulateurs de vol remis à l’étude

En 2016, Eugène Dalle évoquait son projet de restaurant de 60 couverts sur 400 m² ainsi qu’une terrasse extérieure avec 30 couverts, situé en bord de piste de l’aérodrome. La particularité résidait dans le fait de pouvoir s’essayer à la simulation de vol dans l’établissement. Il expliquait alors vouloir « valoriser le terrain avec la possibilité pour les jeunes de venir avec leurs parents et de s’exercer au pilotage ».

Deux ans après, le projet n’a toujours pas vu le jour, mais n’est pas enterré pour autant. « Il y a beaucoup de constructions qui se font depuis deux ans en vallée de Seine. Je ne veux pas me lancer dans un projet qui n’aurait pas de sens. J’ai donc demandé une nouvelle étude de ce dossier à la chambre de commerce », explique le président du syndicat, qui est maintenant en attente des résultats. Ces derniers doivent arriver pour la fin septembre.

CREDIT PHOTO : TASSIN