Une vingtaine de professeurs du lycée Saint-Exupéry de Mantes-la-jolie, soit 20 % du personnel enseignant, ont amorcé un mouvement de grève devant les grilles de l’établissement, jeudi 13 septembre. Ces professeurs réclament à l’inspection académique davantage de personnels administratifs, et se font également les porte-voix des agents d’entretien et de restauration, victimes, selon eux, d’un important stress au travail.

« Une grève qui se veut solidaire », précise François Hébert, professeur d’histoire-géographie, et représentant du personnel affilié au syndicat national des enseignants du secondaire (Snes-Fsu). Il souhaite la prise en compte, par l’inspection académique, des conditions de travail pénibles supportées par les agents d’entretien et de restauration : « Ils ont une surcharge importante de travail, car parfois non remplacés lors d’arrêts maladie, et nous relayons leurs voix car ils ont moins de facilités que nous à manifester. »

Des demandes exprimées dès le mois juillet 2017, « auxquelles l’inspection académique n’a pas donné suite », assure François Hébert. Ces demandes portent sur trois postes d’agents administratifs supplémentaires, un poste de proviseur-adjoint dans l’établissement, « pour un lycée qui est passé de 1 200 élèves à 1 500 élèves en cinq ans », ajoute-t-il. Faisant suite à ce constat, le collectif a tenu une assemblée générale jeudi 13 septembre, plusieurs décisions en sont ressorties.

Le lycée Saint-Exupéry, qui a crû de 300 élèves en 5 ans, « souffre d’un sous-effectif important » selon François Hébert, représentant syndical de la FSU.

«  Nous demanderons une audience avec la DSDEN (Direction des services départementaux de l’Education nationale, qui n’a pas répondu aux sollicitations de La Gazette, Ndlr), afin que celle-ci accède à nos revendications et à la prise en compte du personnel souffrant, exigent les grévistes. Par ailleurs, un préavis de grève a été déposé du 19 au 21 septembre, en prévision de la réponse du DSDEN. Nous voulons également faire de la pédagogie auprès des parents d’élèves en leur expliquant notre démarche. »

Selon le représentant du personnel, le lycée serait sous-financé par rapport aux besoins réels. « Un audit, actuellement mené par la Région Île-de-France, nous vise, ainsi que le lycée Jean Rostand (lycée polyvalent à Mantes-la-jolie, Ndlr), et souhaite réorganiser nos services, afin d’économiser des postes, ajoute François Hébert. En outre, Nous avions demandé un poste de secrétaire pour les élèves. Résultat, nous nous retrouvons avec un demi-poste pour cette année. »

PHOTO : LA GAZETTE EN YVELINES