Est-ce bientôt la fin du calvaire pour ces douze familles villennoises habitant à proximité de la gare ? Depuis trois ans, elles se battent pour que le volume sonore et le nombre des annonces venant des haut-parleurs soient réduits, et semblent avoir finalement été entendues. Le 7 septembre dernier, lors d’une réunion avec Pierre-François Degand (LREM), adjoint villennois et suppléant de la députée de la sixième circonscription Natalia Pouzyreff, les représentants de la SNCF et d’Île-de-France mobilités (satellite de la Région en charge des transports, Ndlr) ont assuré que des haut-parleurs sectorisés ainsi qu’un détecteur de présence seraient installés entre octobre et novembre.

Arlette Bourguet, mère de famille villennoise, porte-parole des douze familles mobilisées, notamment avec une manifestation organisée le 16 juin dernier sur le quai de la gare pour dénoncer l’inertie de la SNCF, de l’État et des collectivités, se dit aujourd’hui « ravie ». Elle pointe des améliorations sensibles déjà intervenues quelques semaines après leur énième coup de colère : « Ce n’est plus l’enfer, on a maintenant une vie normale. »

Contactée par La Gazette en juin, la SNCF assurait avoir dû « multiplier par deux » le nombre d’annonces à cause des conditions météorologiques exceptionnelles et des grèves. « Ils ont fait passer une entreprise, fait savoir la porte-parole du collectif de riverains de l’amélioration connue depuis. Ils ont fait des réglages, donc on a beaucoup moins d’annonces, et des volumes qui n’ont plus rien à voir. »

Le chantier à venir, lui, devrait être terminé au plus tard fin novembre. « Il y aura l’installation d’un égaliseur pour régler le volume, après, ils vont changer tous les hauts-parleurs de la gare, bas de gamme, qui arrosaient la gare et ses alentours, ils vont prendre des hauts parleurs sectorisés, dirigés vers les quais, détaille Pierre-François Degand du rendez-vous avec la SNCF et Île-de-France mobilités. Il y aura des détecteurs de présence, si les quais sont vides, il n’y aura pas d’annonces, Tout ce qui était publicité, annonces intempestives, a été enlevé à notre demande. »

Arlette Bourguet tient également à faire savoir sa satisfaction d’avoir été entendue par sa nouvelle députée et son suppléant. « Déjà, elle s’est occupée de nous, note cette riveraine qui pointe l’absence, selon elle, de toute action de son prédécesseur David Douillet (LR), et le sentiment d’inefficacité de l’action de la municipalité (dont un autre adjoint, Jean-Pierre Laigneau, avait échangé à de nombreuses reprises avec la SNCF, Ndlr). Elle a été à des rendez-vous […] et en plus elle donne des bonnes nouvelles, c’est rarissime ! »

Ce problème de volume sonore ne se retrouve pas qu’à Villennes-sur-Seine. « Cinq autres gares (sur les lignes arrivant à Saint-Lazare) sont concernées par ces nuisances sonores du fait de la grande proximité des habitations avec les voies de chemin de fer », indiquait ainsi une collaboratrice de Natalia Pouzyreff dans un courriel à Arlette Bourguet. Pour pallier ce problème, un test a été mené en gare de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). Des hauts-parleurs sectorisés et directionnels ont été installés sur les quais « et les retours sont excellents », précise la collaboratrice.

Ces hauts-parleurs auraient dû être installés à Villennes-sur-Seine avant l’été, mais l’entreprise ferroviaire a invoqué un « retard » de déploiement. « Nous avons insisté pour que Villennes soit la deuxième ville concernée, détaille le suppléant de Natalia Pouzyreff, Pierre-François Degand. Arlette Bourguet, elle « attend de voir » avant de se prononcer : « Si ça se fait, moi, je serais ravie de témoigner. »

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