Un « escroc-né ». C’est ainsi que les policiers du commissariat mantais décrivent cet homme sans domicile fixe de 42 ans, originaire de l’Isère, interpellé la semaine dernière pour escroquerie. Il est soupçonné d’avoir dérobé 18 000 euros à deux cousines habitant Carhaix-Plouguer (Finistère). « Il avait déjà été emprisonné quatre ans en 2008, puis trois ans en 2011 pour des faits similaires, détaille une source proche de l’enquête. C’est que cela devait être lourd. »

Le quadragénaire est également en fuite de la prison de Laon (Aisne) depuis 2016, où il avait été incarcéré. « Il avait une permission de sortie de trois jours et n’a pas réintégré la prison », commente cette même source. Lors de sa garde à vue, l’homme a expliqué son mode opératoire aux policiers, avec beaucoup de réticences. Inscrit sur des sites de rencontres, il séduit les femmes avant de loger chez elles et de leur extorquer de l’argent en leur promettant d’acheter une voiture.

C’est ainsi qu’il piège les deux cousines bretonnes, l’une lui donnant 12 000 euros, l’autre 6 000. « Il leur a fait miroiter cet achat, avant de disparaître », précise la source policière. Mais le week-end des 15 et 16 septembre derniers, deux hommes sont contrôlés dans la région mantaise au volant d’une Peugeot 407, déclarée volée. Interpellés et placés en garde à vue, les deux hommes se défendent en affirmant avoir acheté la voiture à leur voisin mantevillois quelques jours plus tôt.

Entendus pour recel de vols, les deux hommes ont été relâchés. « On voyait bien qu’ils étaient de bonne foi », poursuit la source proche du dossier. De fil en aiguille, les enquêteurs réussissent à mettre la main sur l’escroc présumé. « Il ne s’attendait pas à ce que la voiture soit déclarée volée ni que ses victimes aient porté plainte », ajoute le fonctionnaire.

Une voiture qu’il avait promise à une nouvelle conquête … avant de la revendre. Lors de sa garde à vue au commissariat, il donnera une fausse identité avant de se raviser. Concernant sa fuite, le quadragénaire se serait justifié très légèrement et aurait déclaré aux enquêteurs : « J’ai eu une permission de sortie et je n’ai pas eu envie de rentrer. » Il a été présenté devant le tribunal de Versailles ce vendredi 21 septembre, en comparution immédiate.

PHOTO : ILLUSTRATION / LA GAZETTE EN YVELINES