Vous aviez lancé une pétition au printemps contre les rodéos à moto, êtes-vous satisfait de la loi entrée récemment en vigueur à ce sujet ?

Il est à constater une nette amélioration, par l’intervention des forces de police avant même la loi, je tiens à leur rendre hommage. On était au paroxysme de l’insupportable, dans une situation ubuesque, avec une population qui vivait un enfer et des forces de police démunies pour assurer la tranquilité publique. Peut-être que notre pétition a contribué à faire prendre conscience, en étant envoyée au ministre et au préfet, que la situation devenait complètement intenable et inacceptable.

Aujourd’hui, nous sommes très bien armés, au sens réglementaire, pour pouvoir agir, et je n’hésiterai absolument pas à utiliser mon pouvoir de police pour le faire. Une très petite minorité de personnes délinquantes, qui se comptent sur les doigts d’une main, pourrissent la vie de l’ensemble d’un quartier et d’une ville. Je serai toujours investi pour aider les gens dans leurs difficultés et être à l’écoute des besoins, par contre, je n’accepte pas qu’on ne respcte pas ses concitoyens pour des raisons de satisfaction personnelle.

Où en est votre projet d’installation de caméras ?

C’était un engagement électoral, mais au-delà, une vraie attente de la population. Tout ça doit s’inscrire dans une temporalité, nous avons d’abord multiplié les dispositifs de coopération avec les citoyens, comme le disposif Voisins vigilants. Nous avons aussi mis en place des cellules de veille opérationnelle avec les forces de police et le bailleur social, pour échanger sur les problématiques de délinquance et agir en concertation.

Mais c’est un engagement que nous allons tenir, nous sommes fortement aidés par la Région et en sommes à l’étude de faisabilité. Il a fallu cerner où il était nécessaire de mettre les caméras : les pôles d’installation sont définis avant tout dans les endroits à forte densité, notamment autour des commerces du centre-ville et du Parc. Il y a aussi des endroits spécifiques, objets de l’étude, comme les « points de fuite », l’idée est de pouvoir suivre un véhicule ou un individu qui aurait commis un méfait, et de pouvoir le rattraper.

Si tout va bien, à la fin du 2e semestre, nous allons pouvoir les installer sur l’ensemble du territoire de la ville. Il y a des enjeux financiers très forts : certaines villes n’ont pas eu forcément le matériel adéquat, qui ne fonctionne pas au mieux et cause des tracas techniques. Nous serions sur une enveloppe de 500 000 euros, on sera peut-être obligés de phaser le développement selon le tour de table financier. L’idée serait, à terme, le développement de 29 à 30 points d’implantation.

L’opposition issue de la précédente mandature dénonce l’endettement de la commune, comment l’expliquez-vous ?

Mes opposants sont aussi légitimes que le maire, par contre, je ne leur donne pas le droit de donner des cours de gestion vu l’état dans lequel nous avons trouvé les finances de la Ville. Depuis que nous sommes élus, nous avons à coeur de les redresser, avec une exigence forte de mobiliser les fonds, de réduire très clairement la taille des services à qui je veux rendre hommage car ils ont continué à offrir un service de qualité et à développer des projets. Sur l’investissement, effectivement, l’équipe précédente avait eu à coeur de laisser une ville peu endettée par rapport aux villes de même strate.

Pour autant, il y avait nécessité d’un programme d’investissement lourd de rénovation des bâtis, de remise aux normes et de construction de nos écoles. Quand on a la capacité de s’endetter aujourd’hui, ce serait une aberration de ne pas le faire pour construire des écoles. D’abord, l’argent n’est pas cher, on emprunte aux taux les plus bas de l’histoire, ensuite, pour construire des bâtiments d’une école qui va recevoir plusieurs générations d’enfants, je ne trouve pas aberrant qu’on le reporte sur les générations futures. S’endetter pour investir, c’est aussi agir pour l’avenir.

PHOTO : LA GAZETTE EN YVELINES