Après bien des rebondissements, le projet de ferme solaire devrait finalement voir le jour à Triel-sur-Seine. Sur les 20 hectares du site de l’ancienne plaine maraîchère devenue impropre aux cultures, puis progressivement lieu de décharge sauvage d’ordures, des panneaux solaires devraient être implantés, et permettre de développer une production d’énergie renouvelable dans la zone. L’investisseur a d’ailleurs été choisi avant l’été, avait alors dévoilé Le Parisien, et le projet n’attend plus que l’aval de l’État.

« Nous avions mis en place un appel à candidatures pour trouver un promoteur, rappelle Jean-Marie Ripart, conseiller délégué au développement économique de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPSEO). Nous avons eu cinq candidats sérieux, dont EDF et Total, mais c’est Urbasolar qui a finalement été choisie. » L’entreprise spécialisée dans le photovoltaïque l’a emporté avec une idée de financement participatif : « Cette offre était très intéressante, elle permettra à tous d’être actionnaire, GPSEO devrait sûrement prendre quelques parts. »

« Urbasolar […] est l’entreprise qui remporte le plus d’appels d’offres dans ce domaine en France », s’est expliqué Jean-Marie Ripart, conseiller délégué au développement économique de GPSEO.

Le projet est resté plusieurs années en sommeil, notamment suite au silence de l’entreprise initialement intéressée, puis à sa discrète défection, ainsi qu’à des questions de portance des remblais déversés dans l’ex-plaine maraîchère. « Ce projet remonte à presque dix ans, il avait été endormi pour certaines raisons et je ne comprenais pas qu’il puisse être abandonné, détaille Joël Mancel (DVD), le maire triellois. Il fallait renforcer la portance du sol pour supporter les panneaux, c’est ce qui a été fait, et le projet a pu être relancé. »

Aujourd’hui, l’objectif est de monter avec Urbasolar un dossier pour répondre à un appel d’offres national de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), pour une décision en juin 2019, si la ferme solaire de Triel-sur-Seine est retenue. Si tel est le cas, les travaux débuteraient fin 2020, pour une durée de six mois, afin d’en faire l’une des plus grandes centrales photovoltaïques de France.

« J’espère vraiment que l’on remportera l’appel d’offres, souhaite Joël Mancel. Je suis plutôt optimiste car je ne vois pas comment il pourrait en être autrement, il n’y a pas d’autres choses à mettre en place sur ce secteur. » Même son de cloche chez Jean-Marie Ripart, qui croit beaucoup en ce projet : « Nous avons toutes nos chances, et ce n’est pas pour rien qu’Urbasolar a été choisie, c’est l’entreprise qui remporte le plus d’appels d’offres dans ce domaine en France. »

PHOTO : ILLUSTRATION / LA GAZETTE EN YVELINES