La mairie de Limay souhaite investir cinq hectares d’espaces verts du château des Célestins, en friche depuis plusieurs années. La municipalité a acté la signature d’un bail de longue durée pour la fin de l’année avec les actuels propriétaires du château, dans lequel avaient été créés des appartements en 2011. Elle souhaite y implanter un parc ouvert au public incluant « des vergers communs, de la vigne et un éco-pâturage, entre autres », indique le maire PCF Eric Roulot. Les premières plantations sont prévues pour 2020.

« Le château des Célestins est un patrimoine architectural qui peut être perçu comme un lieu caché, une sorte d’enclave oubliée un peu des habitants », rappelle l’édile de ce monument érigé au début du XIXe siècle sur les ruines d’un ancien monastère. Pour revaloriser son parc devenu prairie, la commune voudrait aménager un espace essentiellement végétal, « visant à retrouver l’esprit rural historique qui s’articulera autour de vergers communs, d’espace de promenade et de plantations collectives ». Commencé en avril 2018, le projet devrait être mis en œuvre à partir de 2020.

Lors d’une réunion d’information engagée par la mairie mardi 6 octobre, les riverains présents avaient manifesté quelques inquiétudes. Ils ont souhaité « ne pas voir s’installer des concerts ou autres manifestations artistiques pouvant occasionner des nuisances sonores », rapporte Djamel Nedjar (DVG) adjoint à l’aménagement. « Nous avons pris en compte leurs avis pour ce qui est des futures installations », assure-t-il en conséquence des assurances de silence données aux riverains.

La signature d’un bail emphytéotique (un bail de très longue durée Ndlr) de 50 ans entre la mairie et les actuels propriétaires du château doit intervenir d’ici à la fin de l’année. Ce faisant, la mairie deviendrait l’usufruitière des cinq hectares de prairies, lui permettant d’y installer les plantations. « Cela fait trois ans que le projet est dans les cartons et nous avons décidé d’engager ce calendrier, en concertation avec les habitants », indique l’adjoint à la mairie.

« Un deal intéressant », estime Djamel Nedjar de l’accord à venir avec les propriétaires du château. « Les investissements seront limités de notre côté, car nous n’allons pas acheter la parcelle, analyse-t-il. Et de l’autre, la revalorisation des prairies est un atout pour les propriétaires et les locataires des appartements du château qui verront leur cadre de vie amélioré. »

PHOTO : LA GAZETTE EN YVELINES