L’enquête de cinq mois menée conjointement par la sûreté départementale, le commissariat de Conflans-Sainte-Honorine et le groupe d’intervention régional de la gendarmerie a permis le démantèlement d’un trafic de voitures volées et leur probable exportation. Cinq hommes âgés de 21 à 28 ans ont été interpellés ce mardi 6 novembre à Aubergenville et au Havre (Seine-Maritime) avant d’être mis en examen.

Les faits remontent au 17 juin dernier, sur le site pisciacais de l’usine PSA. Dix voitures sont prises pour cible et tentent d’être dérobées. Huit d’entre elles seront dégradées, les voleurs repartant finalement avec une Peugeot 3008 et une BMW.

Signalés, ils forcent un barrage de gendarmerie au niveau de Buchelay et abandonnent la 3008 sur l’aire d’autoroute rosnéenne. L’autre équipe, toujours au volant, poursuit sa route avant d’être repérée deux jours plus tard au Havre. Après analyse, deux ADN sont découverts.

Leur série de vols ne s’arrête pas là. Le 26 juin, les forces de l’ordre repèrent sur un parking aubergenvillois une Renault Mégane et un Renault Kadjar avec de fausses plaques d’immatriculation. Après enquête, ces deux voitures ont été volées le matin même à l’usine Renault-Flins, située à proximité.

Un dispositif de surveillance par géolocalisation se met alors en place autour des deux voitures, qui seront récupérées par deux hommes et acheminées jusqu’au Havre, où une troisième voiture volée sera également découverte. Elles seront saisies par les enquêteurs pour y réaliser des prélèvements.

Le retour ADN ainsi que l’écoute de lignes téléphoniques permettent aux enquêteurs de cibler le profil de deux salariés de l’usine Renault-Flins. Un des autres suspects est également identifié par ADN. Ce dernier avait déjà été interpellé le 26 mars au Havre au volant d’une voiture volée à l’usine PSA et avec une fausse plaque d’immatriculation.

Lors des interpellations et des perquisitions, les forces de l’ordre ont découvert une YesCard, carte trafiquée leur permettant de passer les péages sans les payer. Vingt mille euros ont été saisis par les gendarmes, dont 16 700 sur différents comptes bancaires.

En garde à vue dans les locaux de la sûreté départementale, les cinq suspects ne se sont pas montrés très loquaces quant à leur implication dans ce trafic. La destination finale des véhicules est encore inconnue.

PHOTO : ILLUSTRATION / LA GAZETTE EN YVELINES