Changements à venir pour le stationnement mantevillois : à partir du 1er janvier prochain, les horodateurs seront supprimés au profit d’un stationnement intégralement par disque. De quatre heures dans les zones jusque-là concernées par le disque, la durée maximale de stationnement passera à deux heures sur une grande majorité de la ville. Plusieurs axes seront, eux, concernés par un stationnement à l’heure, matérialisé par des places violettes.

Lors d’une réunion publique donnée le 8 novembre dernier, agents municipaux et certains commerçants se sont inquiétés des conséquences de ces modifications. Pour le syndicat CGT des communaux de Mantes-la-Ville, cette décision oblige désormais les actifs à prendre un abonnement annuel à 240 euros par an, déjà proposé. Le maire Cyril Nauth (LR) a, lui, assuré que le tarif n’était pas encore fixé et pourrait être revu à la baisse.
Une décision que l’élu justifie par le manque de rotation des véhicules. « La plupart des gens qui utilisaient ce disque dans la zone bleue arrivaient entre 8 et 9 h, se stationnaient et changeaient le disque pendant la pause méridienne […] sans payer quoi que ce soit », détaille Cyril Nauth de la situation actuelle.

L’abonnement déjà instauré dans ces zones, à 240 euros annuels, « n’a jamais rencontré le succès qui était attendu, à cause de ce changement de disque à la pause méridienne ». La mesure a fait grincer des dents. « Les enseignants de Jean Jaurès sont contre cette modification », fait-il remarquer.

La grogne est également présente chez les agents municipaux. « J’habite rue des Merisiers, en zone non-réglementée, et comme je travaille en mairie, je vais être obligé de prendre un abonnement actif, intervient Eric Vachet, secrétaire des communaux de Mantes-la-Ville, qui prône la gratuité du stationnement pour les agents. J’ai des collègues qui sont au bas-domaine, aux Brouets, etc, qui sont aussi concernés.  Je ne comprends pas pourquoi, quand on habite et on travaille à Mantes-la-Ville, on est pénalisé. » En réponse, Cyril Nauth lui suggère de reconsidérer son mode de transport.

Il poursuit, sur la gratuité accordée au personnel municipal : « Nous avons étudié la possibilité de rembourser l’abonnement aux agents de la collectivité. Hélas, une collectivité territoriale n’a pas la possibilité de rembourser les abonnements, cela est considéré comme une faveur. » Le coût, lui, inquiète particulièrement cette agente : « Pour moi, 20 euros par mois, c’est beaucoup, je n’ai pas les moyens. »

En fin de réunion, l’édile a toutefois questionné les riverains, dans le but d’une réflexion autour des tarifs, qui ne sont pas encore définis : « A partir de combien cela vous semble être un juste montant ? […] L’abonnement à 240 euros, c’est une somme, et on peut réfléchir à un montant plus acceptable. »

PHOTO : ILLUSTRATION / LA GAZETTE EN YVELINES