Lors de la première d’On en parle, il était question de s’interroger sur les conséquences néfastes de la multiplication des smartphones, télévisions et tablettes dans les foyers. « J’ai constaté une évolution dans l’usage des écrans chez les jeunes », souligne Jessica Jolivet, infirmière scolaire, qui met en place des projets de sensibilisation auprès des enfants. « Il y a quelques années, c’était la télé qui les captivaient, cela a développé de l’embonpoint chez certains jeunes avec moins de pratiques sportives. Aujourd’hui, les enfants sont notamment très friands des jeux en ligne », poursuit-elle.

Pour Pascal Lazerand, fondateur de I2FORM, une start-up créée il y a trois ans à Epône et qui vise à rendre le numérique utile à la formation et à l’éducation dans les écoles, « ce sont surtout les enseignants qui cherchent à comprendre les choses lorsqu’ils ont devant eux des élèves fatigués qui n’ont pas assez dormi ».

Aujourd’hui, la société dans son ensemble se tourne de plus en plus vers la technologie. Ainsi, en 2020, un nouveau collège numérique ouvrira au Val Fourré. Alors, à l’avenir, peut-on voir des établissements scolaires complètement connectés et sans professeurs ? « C’est une utopie », fait remarquer Jessica Jolivet, alors que pour Pascal Lazerand, « il faut savoir utiliser à bon escient le numérique ».

Aujourd’hui, des solutions existent pour limiter le temps passé sur les écrans. « On essaye se sensibiliser les parents et les enfants, à partir de règles simples comme par exemple le fait de ne plus utiliser la tablette à partir d’une certaine heure, explique Jessica Jolivet. On a beaucoup de parents désemparés qui viennent chercher des réponses parce qu’ils ne savent pas comment faire. »

CREDIT PHOTO : LFM RADIO