Il était à peine 10 h impasse des Closeaux, heure d’ouverture officielle de la nouvelle ressourcerie gérée par l’association d’insertion Aptima, et déjà, une certaine foule se pressait dans les rangées du lieu, où sont proposés à prix réduits livres, vêtements, électronique et électroménager. Un réfrigérateur pour 120 euros, un canapé pour 170 euros, ou même un sapin avec ses décorations de Noël pour 15 euros, étaient par exemple proposés ce samedi 8 décembre. Un concept qu’apprécient justement ces clients pour pouvoir s’équiper, ainsi que leur famille, à moindre coût.

Cette réouverture est en fait un déménagement de l’ancienne ressourcerie, située auparavant au 4 rue de l’Ardèche à Buchelay, et ouverte en 2007. « Cela devenait nécessaire, souligne Christophe Depont, directeur d’Aptima. Nous avons doublé la superficie du magasin. » La partie magasin s’étend désormais sur 500 m². Une surface identique est destinée aux ateliers, où les 14 salariés en insertion de la ressourcerie travaillent à remettre en état les objets récupérés avant de les proposer à la vente.

« Nous avons trois modes d’apport, détaille le directeur d’Aptima. Il y a les volontaires, réalisés par des particuliers, nous récupérons également certains objets via les déchèteries que nous gérons. Nous avons aussi des partenariats avec certains magasins, qui nous donnent des objets abîmés mais en état de marche que nous réparons dans les ateliers. »

Trente minutes plus tard, certains rayons, notamment ceux de la vaisselle, sont pratiquement vides. En caisse, certaines personnes repartent avec six paires de chaussures.

Très vite, une importante queue se forme à la caisse en ce jour d’ouverture. « Ce n’est vraiment pas cher et il y a des choses sympas », souligne ce groupe d’amies avant de se disperser pour trouver la perle rare. Une autre cliente, fidèle depuis 2007, félicite Christophe Depont : « C’est vraiment plus agréable, plus lumineux, chauffé. Il n’y a pas photo. »

De la ressourcerie, elle confirme « aimer le concept » qui lui permet « d’acheter des vêtements pour ses enfants » à moindre coût. Une retraitée elle, regarde une casserole, dont le prix affiché est de quatre euros. « Le manche tremble un peu », constate-t-elle avant de reposer l’objet. Trente minutes plus tard, certains rayons, notamment ceux de la vaisselle, sont pratiquement vides. En caisse, certaines personnes repartent avec six paires de chaussures.

« On peut le voir comme un besoin, reconnaît Christophe Depont. Mais on peut aussi le voir comme une volonté qui s’inscrit dans le développement durable, le réemploi des objets. » Prévue pour septembre, la réouverture a finalement eu lieu en fin d’année. « Nous avions déménagé en février 2018, mais nous avons eu presque un an de travaux, détaille Christophe Depont. Il a fallu cloisonner une partie de la ressourcerie, remettre aux normes les installations électriques. »

PHOTOS : LA GAZETTE EN YVELINES