Il ne reste plus que quatre mois à patienter. Courant avril, les habitants de la vallée de Seine pourront profiter d’une nouvelle structure d’accrobranche, la troisième du département (deux autres existent dans les bases de loisir de Saint-Quentin-en-Yvelines et de Moisson, Ndlr). Basés à Morainvilliers, dans la forêt des Grands bois, Indian forest Yvelines et son futur gérant, Thomas Abouhachem, comptent sur un site très naturel pour attirer les adeptes de ce loisir à sensation.

« Ce qui sera atypique, c’est que les gens équipés de leur baudrier (harnais permettant de s’accrocher aux câbles, Ndlr) devront marcher en pleine forêt pour accéder aux parcours, explique Thomas Abouhachem. Je veux pleinement jouer cette carte de la nature et de la forêt. Le tracé des ateliers est fait de telle façon que, quand on démarre le parcours, on se sent en pleine forêt du début à la fin, à tel point qu’on pourrait se croire perdu. »

Le terrain est particulier, car très pentu, ce qui permet de nouvelles possibilités pour un accrobranche. « Il y a un dévers très important, et on va en jouer. L’avantage, c’est qu’il y aura des sensations de hauteur et le terrain y sera pour beaucoup, détaille le futur gérant. Par contre, on va galérer à construire, mais ça c’est une autre histoire… »

Originaire des Alpes du Sud, Thomas Abouhachem veut faire oublier à ses futurs clients que son parc ne se situe en réalité qu’à 30 km de Paris, en plein cœur de la forêt. « C’est notamment sur cet aspect qu’Indian forest Yvelines va se démarquer des concurrents qui se trouvent souvent dans des bases de loisir ou dans des environnements périurbains », poursuit celui qui recherche d’ores et déjà du personnel pour la saison 2019, à partir d’avril (contacteraindianforestyvelines@gmail.com si intéressé, Ndlr).

Avec un total de 80 ateliers répartis sur sept parcours, et donc sept degrés de difficultés différents, petits et grands sauront trouver leur lot de satisfaction et de sensations fortes. « L’autre point fort de ce parc sera les 25 ateliers sans baudriers à deux mètres du sol pour les enfants dès deux ou trois ans », estime le gérant. Mais les plus grands, amoureux de vitesse, pourront aussi s’amuser avec les sauts de Tarzan (à l’aide d’une corde, il s’agit de sauter vers un filet, Ndlr), les obstacles et surtout les tyroliennes : l’une d’entre elles mesurera plus de 190 m de long.

« Le clou du parc, ce sera la tyrolienne d’environ 200 mètres. Ça ira à 40 km/h et il y aura une vraie sensation de vitesse, assure Thomas Abouhachem. Les gens adorent les tyroliennes, c’est ce qu’il y a de plus fun, et on veut vraiment jouer là-dessus. » Les travaux ont d’ores et déjà commencé avec la construction du chalet d’accueil et de restauration, de la terrasse, d’équipements, et des parcours enfant sur la parcelle appartenant à la commune.

Les parcours dédiés aux adultes, eux, se situeront sur une autre parcelle d’1,2 ha, détenue par le conseil départemental. Pour ces derniers, le gros œuvre débutera au mois de février. Les 80 plateaux, les câbles, les filets, et les balançoires seront fixés uniquement entre de gros chênes en bonne santé. « Les contrôles phytosanitaires ont été faits, l’arboricole est très serein, il n’a détecté aucun champignon ni de cavité creuse dans les arbres », conclut le futur patron.

PHOTO : LA GAZETTE EN YVELINES