Jeudi 10 janvier, depuis les dépendances du château d’Issou, Patrick Perrault (SE), premier adjoint en charge du patrimoine, affiche un large sourire, quelques mois après la tenue du permier Loto du patrimoine proposé les 15 et 16 septembre derniers. Dans le cadre de la mission Edifices en péril conduite par l’animateur Stéphane Bern pour le compte de l’Etat, la municipalité, propriétaire de 12 ha du domaine, s’est vue octroyer la somme de 50 000 euros par la Fondation du patrimoine pour tenter de sauver ce bâtiment historique de la commune.

Depuis mars 2001, l’édifice issoussois est frappé d’un arrêté de péril, du fait de l’effondrement d’une partie des murs et toitures arrières. Le montant de la dotation est amené à participer au financement de travaux d’urgence qui ont débuté en octobre dernier. Le chantier concerne la mise en sécurité de cet édifice datant de la fin du XIVe siècle, un temps propriété du duc de Bouillon. Dans le cadre du Loto du patrimoine, 269 projets de ce type ont été retenus en France, dont deux dans les Yvelines : le château d’Issou et la Villa Viardot, à Bougival.

« La Française des jeux (FDJ) nous a signifié récemment que la somme de 50 000 euros nous serait versée, informe l’adjoint Patrick Perrault. Elle a été récoltée à l’occasion du Loto du patrimoine le 15 septembre dernier et des jeux à gratter émis à cette occasion. » A l’échelle nationale, la vente des jeux Mission patrimoine a rapporté la somme de 19,6 millions d’euros.

Les travaux d’urgence, lancés en octobre dernier, prévoient notamment l’installation de bâches pour colmater les trous dans la toiture et la remise de gouttières pour évacuer l’eau.

Dans le cadre de son plan de sauvegarde, la mairie peut aussi compter sur une opération de financement participatif : à ce jour, 2 500 euros de dons de particuliers, sur les 80 000 euros espérés, ont été collectés via la plateforme disponible sur le site internet de la Fondation du patrimoine. « Pour un euro donné, la Fondation s’engage à verser un euro supplémentaire », rappelle Patrick Perrault. Les gains potentiels se portent donc à 5 000 euros.

A ces sommes s’ajoutent les 70 000 euros de subventions accordées par le Département. Après calcul, il reste à la charge de la municipalité la somme de 125 000 euros, soit 50 % du coût global des travaux. Le chantier, qui a débuté le 22 octobre dernier, concerne les parties en ruine de l’édifice : il prévoit notamment l’installation de bâches pour colmater les trous dans la toiture et la remise de gouttières pour évacuer l’eau. Ils devraient s’achever au printemps prochain.

Mais tout ceci n’est qu’une première étape à la survie de l’édifice. « Le château devra faire ensuite l’objet d’une rénovation complète dont le montant global avoisine les cinq millions d’euros », avance le premier adjoint. A terme, la municipalité a pour objectif affiché « d’en faire une salle de spectacles et d’y organiser des manifestations culturelles », conclut Patrick Perrault.

PHOTO : LA GAZETTE EN YVELINES