Pour rester en bonne santé, les seniors doivent-ils consommer des produits locaux, et privilégier les circuits courts de distribution entre producteur et consommateur ? C’est le constat qui ressort de la conférence-débat organisée le jeudi 17 janvier, à la mairie de Limay, par Silver fourchette Yvelines, un programme de sensibilisation à l’alimentation des personnes âgées. Cette opération a été lancée par l’association SOS seniors en 2014, et est déjà déployée dans 21 départements en France.

Une dizaine de Limayens ont participé à cette table-ronde à l’invitation du Centre communal d’action sociale de la commune (CCAS). Pendant une heure et demie, les différents intervenants ont pris la parole pour inciter les retraités présents ce jour-là « à bien manger pour bien vieillir » et à les sensibiliser au problème de dénutrition qui les guette.

« Pourquoi faut-il consommer des produits bio et locaux ? », demande l’animatrice des débats à la diététicienne Sylvie Boyer, qui exerce depuis dix ans. « Bien se nourrir répond à un besoin du corps et vise à avoir plus d’énergie, plus de défense immunitaire donc d’être moins malade, argumente la nutritionniste. Passé 60 ans, cela permet de garder la forme et de ralentir l’évolution de certaines maladies », poursuit-elle en mettant en avant l’importance du goût et de la qualité des aliments pour éviter l’écueil de la dénutrition, fréquent chez les personnes âgées.

Pour la diététicienne, les aînés doivent s’attacher à consommer local. « Qui dit produits locaux dit circuit court, souligne Sylvie Boyer. Pour les fruits et légumes, s’ils n’ont pas transité par plusieurs distributeurs, ils arriveront plus frais chez vous, donc avec plus de goût, ce qui est vital pour notre envie de manger. Avec ce type de produits, il y a moins de gaspillage, moins de dépenses pour des aliments de meilleure qualité. »

Parmi les participants, Françoise, qui a « apprécié la conférence », n’a pas attendu la fin des discussions pour surveiller son alimentation. « J’ai un jardin, donc nous mangeons les légumes que nous cultivons », confie la sexagénaire à l’issue des débats. « Pour ce qui est de la volaille, on essaie de privilégier les circuits courts et notamment d’aller au marché, on y trouve des produits de meilleure qualité qu’en grande surface », conclut-elle.

PHOTO : LA GAZETTE EN YVELINES