Quel avenir pour le centre commercial des Merisiers ? Le dernier conseil municipal du 21 décembre a pu donner un aperçu de ce qu’envisage la municipalité RN. Une délibération portait notamment sur le rachat par la mairie de l’ancien restaurant le Rush hour à l’Etablissement public d’aménagement du Mantois Seine aval (Epamsa) pour environ 86 000 euros.

Le maire envisage de démolir le local afin d’ouvrir le centre commercial du côté des Belles lances afin de le rendre plus attractif. L’ancienne maire Annette Peulvast (DVG), elle, préconise d’ouvrir les façades des commerces existants vers la rue des Merisiers plutôt que la démolition pure et simple.

« Le centre commercial ne va pas très bien depuis plusieurs années, il y a plusieurs problématiques, de stationnement, de sécurité, on sait que c’est un lieu de trafic de stupéfiants, il y a aussi une problématique de propreté », pose en constat l’édile mantevillois Cyril Nauth, dont la volonté est de « sécuriser et améliorer les capacités de stationnement » de ce centre construit il y a 40 ans.

Bien qu’Annette Peulvast partage ce constat, elle rappelle qu’au départ, « c’était un bel espace, un joli centre ». De ses souhaits alors qu’elle était à la tête de la mairie, elle rappelle : « J’avais envisagé à l’époque de faire une double ouverture pour attirer le chaland, mais les commerçants n’étaient pas prêts. »

Interpellant Cyril Nauth, elle lui demande de réfléchir à l’entrée du centre du côté de la rue des Merisiers : « C’est une rue très passante, mais on y voit des magasins avec des grilles, des poubelles. C’est peu attractif. Vous l’ouvrez côté Belles Lances, mais côté rue des Merisiers où on pourrait essayer d’attirer les clients, on ne le fait pas. »

« L’un ne contredit pas l’autre », estime Cyril Nauth, évoquant une « opportunité » concernant la démolition du Rush hour. Il semble également rejoindre l’avis de l’ancienne maire, tout en ne comprenant pas que les commerçants concernés « n’aient pas souhaité avancer sur le sujet », Annette Peulvast lui opposant les « nuisances » générées par les travaux.

Concernant le Rush hour et au vu de son emplacement, elle enfonce le clou : « Si on mettait une activité un petit peu porteuse ça pourrait faire venir des gens. » Cyril Nauth, lui, préfère parler sur le long terme : « Il faut exercer une veille foncière sur le long terme sur ce centre commercial, continuer à l’ouvrir et effectivement lorsqu’il y aura un départ, un changement de propriétaire y mettre des activités plus qualitatives. »

PHOTO : LA GAZETTE EN YVELINES