2018 a fait avancer, 2019 doit permettre de démarrer. La création de ce jardin solidaire à Achères, fondé sur l’économie circulaire autour de l’alimentation, le long de la D30, entre le quartier des Plantes d’Hennemont et le magasin Leclerc, s’est mise en route grâce à un chantier participatif. Les sols ont été étudiés, des arbres ont été plantés et la plateforme de stockage des matières organiques (déchets provenant de matières d’origine animale ou végétale, Ndlr), appelée végéterie, a été construite.

Une forte demande de produits bios et locaux, conjuguée à la présence de friches inutilisées en périphérie d’Achères ont conduit l’association Ensemble, un lieu pour des liens solidaires à Achères (Ellsa) à créer cet ambitieux projet de jardin solidaire et de ferme urbaine. « Chacun pourrait participer à la production, ce qui aiderait les personnes en situation d’isolement ou en manque de confiance à cause d’une période de chômage », explique Alice Bauchet, pour qui Integr@terre doit créer du lien social et permettre de se réinsérer professionnellement.

Les espaces de culture seront bientôt mis en état de marche pour des premières cultures prévues à l’horizon 2020, grâce aux déchets organiques recyclés sur place. « Pour 2019, nous visons le démarrage opérationnel de la végéterie, indique Alice Bauchet, la fondatrice d’Integr@terre. Pour cela nous allons travailler avec des restaurants, les cantines des écoles de la ville et des professionnels des espaces verts afin de récupérer tous les déchets organiques et ensuite recycler nos propres déchets. » Une Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne, Ndlr) est d’ailleurs déjà mise en place avec un agriculteur de Cergy (Val-d’Oise) pour aller dans ce sens.

Integr@terre est une idée unique en vallée de Seine qui a pour objectif de recréer un lieu de vie agricole sur un terrain de sept hectares mis à disposition gratuitement par la mairie achéroise. Tout en retravaillant les terres considérées comme impropres à la culture, le projet veut permettre à tous de pouvoir accéder à des fruits et légumes de saison, à prix attractifs, tout en luttant contre le gaspillage alimentaire.

Initié en août 2017, ce projet voit le jour à la suite de plusieurs constats fait par l’association Ellsa, qui vient en aide aux plus démunis depuis dix ans. Le premier est un fait avéré : les ordures organiques, également appelées bio déchets, représentent 30 % des ordures ménagères. « L’idée était d’envisager un recyclage à échelle locale de ces déchets », rappelle la chef de projet.

PHOTOS : LA GAZETTE EN YVELINES