Lucile Giroussens

Dans le quartier de la Coudraie, encore en chantier, les problématiques liées au stationnement sont régulièrement soulevées par les habitants, nouveaux ou anciens. Une pétition a été lancée il y a un peu plus d’une semaine par l’Association socio-culturelle et du logement de la Coudraie. Pour tenter de trouver des réponses, et matérialiser de nouvelles places, une réunion était organisée entre ville, urbaniste et Grand Paris aménagement. Mais entre ces places et les espaces verts souhaités par l’aménageur, des choix seront à faire et présentés ce 18 février prochain, lors d’une réunion de quartier.

« A l’époque, l’enjeu pour nous et pour l’Agence nationale de rénovation c’était qu’on sorte de ce système de grands ensembles avec beaucoup d’espaces libres mais occupés par la voiture », rappelle du contexte Elisabeth Audouy, directrice de projets au sein de Grand Paris aménagement. « Je ne veux pas que le quartier pâtisse d’une image qu’on est en souffrance de places de stationnement, un parce qu’on n’a pas su, et c’est comme ça, on fait avec et deux qu’on ne sache pas répondre à cette problématique et là les habitants n’ont rien à voir là-dedans », insiste pour sa part Karl Olive (LR), le maire pisciacais.

La réhabilitation du quartier passait ainsi par l’enfouissement du stationnement résidentiel pour les nouveaux bâtiments construits. En termes de places visiteurs, « 80 places avaient été validées, […] on ne peut pas dire que c’était une préoccupation », reconnaît-elle pour un total de 900 logements. Si la question du stationnement a pu être parfois évoquée de manière transversale lors des réunions, l’aménageur reconnaît qu’il s’agit là de la première réunion dédiée à cette thématique.

Au fil des évolutions du projet, ce nombre de places visiteurs est passé à 137, notamment pour favoriser l’implantation de commerces. Ces places, correspondent au petit parking de 15 places à l’entrée du quartier. Lors de cette réunion, la question de son prolongement a été évoquée. « On pourrait évaluer cela à une trentaine de places », note Elisabeth Audouy. Si l’idée apparaît satisfaisante pour Karl Olive, il se montre catégorique : « Il ne s’agit pas de charger la mule, que l’entrée de quartier soit un parking, on a quand même du Castro ici qui est juste magnifique. »

« Il faut quand même savoir que les habitants ont l’habitude d’avoir leur véhicule en bas de chez eux, il y a une limite à l’exercice », nuance toutefois Guillaume Boubet, architecte pour le cabinet d’architecture Bruno Fortier, du remplissage du lieu, un peu plus isolé.

Autre piste évoquée, la route des Montchauvets et son prolongement vers Villennes-sur-Seine, où là aussi, 15 places pourraient être aménagées. « Il faut quand même savoir que les habitants ont l’habitude d’avoir leur véhicule en bas de chez eux, il y a une limite à l’exercice », nuance toutefois Guillaume Boubet, architecte pour le cabinet d’architecture Bruno Fortier, du remplissage du lieu, un peu plus isolé.

Enfin, la question de l’existence du mail paysager, reliant le quartier du Nord au Sud et situé face à la future crèche a été posée par la mairie. Sur ce point, les représentants de Grand Paris aménagements se montrent un peu plus réticents. « Cela ne sera pas un espace vert de qualité, ce sera plus un accompagnement du parking », souligne Elisabeth Audouy.

Elle poursuit : « Il faut vérifier que cet espace puisse rester un espace de promenade, qu’on puisse le réduire un peu. Il faut être pragmatique, faire évoluer le projet en fonction des demandes. En revanche, il faut absolument qu’on préserve le rôle d’assainissement et de captation des eaux. Sous réserve qu’on puisse absolument préserver cet aspect-là il faut voir si on peut aménager en longitudinal des places de stationnement. »

Lors de la prochaine réunion de quartier, le 18 février à 20 h à l’école Robert Fournier, ces pistes de réflexion seront présentées aux habitants présents. Au total, « entre 60 et une centaine de places », peuvent ainsi être créées, souligne l’édile. «  Sans doute faut-il aussi responsabiliser les gens sur le fait que les places de stationnement [en sous-sol] ne sont pas faites pour servir de cagibi par exemple », souligne Elisabeth Audouy, sur la relative utilisation des places en souterrain. Cependant, les chiffres fournis par France Habitation font état d’une occupation et de location « proche des 100 % ». Karine Conte, présidente du conseil syndical de la résidence Optima (et conseillère municipale, Ndlr), approuve ce chiffre : « Je trouve que les gens utilisent plutôt leur parking, d’autant que c’est pratique, ils ont l’ascenseur pour accéder à leurs bâtiments. »

PHOTO : LA GAZETTE EN YVELINES