Lucile Giroussens

La maison médicale ne se trouvera finalement pas à l’emplacement prévu, rue Jacques Louis Duvivier. Lors du conseil municipal mercredi 6 février, la vente d’une parcelle municipale, à l’angle des rues Georges Clémenceau et Jules Ferry a été actée pour 270 000 euros.

C’est sur ce terrain, actuellement parking, que seront construits huit logements avec une maison médicale en rez-de-chaussée. L’opposition s’inquiète de la capacité à la remplir, la municipalité espère elle pouvoir accueillir trois médecins généralistes.

Concernant le coup d’arrêt porté au projet rue Duvivier, Djamel Nedjar (DVG), adjoint en charge de l’urbanisme évoque une « mésentente » dans le groupement chargé de réaliser le projet. Un nouvel opérateur a été désigné, mais ce dernier ne réalisera que des logements « 100 % en accession », détaille le troisième adjoint.

« On ne pouvait se permettre d’attendre davantage », insiste Djamel Nedjar du choix de cette cession de terrain, que la municipalité voit comme un atout : « Une maison médicale en centre-ville, avec un parking, nous apparaît plus séduisante que le projet Duvivier. »

Une partie de ce terrain sera aménagée en parking stabilisé par la communauté urbaine en 2020. « Grand Paris Seine et Oise est en train de regarder dans quelles conditions ils peuvent intervenir », poursuit l’élu.

Conseiller municipal d’opposition du groupe Agir pour Limay, Pierre-Yves Challande (DVD) s’est inquiété : « On souhaite qu’il y ait une maison médicale, mais ce qu’on souhaite surtout c’est qu’il y ait des médecins. […] Quelles garanties avez-vous que ce sera bien un cabinet médical qui ouvrira mais s’il n’y a pas de médecins cela se transforme en commerces ? »

« Nous avons fixé dans les conditions de vente qu’il y ait une maison médicale, lui répond Djamel Nedjar. Demain, s’il y a des difficultés, on n’exclut pas que la Ville puisse avoir un plus grand rôle et peut-être qu’on sera amenés à être un peu plus présents dans une optique de rachat.Vous avez raison, les médecins c’est compliqué d’en attirer, on a un vieillissement de nos médecins. » Avant de conclure et d’évoquer des « pourparlers » avec certains médecins, afin d’en favoriser l’installation.

PHOTO : LA GAZETTE EN YVELINES