Jeudi 21 février, ils étaient cinq à être jugés par le tribunal de police de Versailles. Vincent Harang, directeur de l’abattoir porcin de Houdan, trois de ses ex-salariés et un agent des services vétérinaires sont poursuivis pour mauvais traitements aux animaux suite à une plainte déposée par l’association de défense L214.

En février 2017, l’association avait diffusé une vidéo sur laquelle on pouvait voir les employés infliger des coups et des décharges électriques aux cochons pour les faire avancer le long d’un couloir les conduisant au lieu de leur mise à mort. À l’issue de l’audience, comme l’indique Le Parisien, le procureur de la République a requis des amendes pour chacun des prévenus.

Les trois ex-salariés devraient être condamnés à verser 400 à 750 euros d’amende et le fonctionnaire 750 euros. Le directeur de l’établissement, quant à lui, devrait payer 3 000 euros d’amende. Dans un communiqué datant du mois de janvier, L214 avait rapporté que « plus de 60 infractions [avaient] été retenues par le procureur ». Durant le procès, ce dernier a d’ailleurs mentionné des images « qui témoignent de la détresse des animaux », toujours selon Le Parisien. Huit associations de défense de la cause animale se sont portées parties civiles aux côtés de L214 pour dénoncer ces agissements.

Le directeur de l’abattoir s’est défendu tant bien que mal, affirmant avoir été « surpris » et « peiné » en découvrant les images de ses salariés. « Je ne peux pas tout contrôler et les surveiller en permanence », a-t-il déclaré dans les colonnes du quotidien francilien. Son avocat a plaidé la relaxe, affirmant qu’aucune infraction ne pouvait être directement imputée à son client, auquel on reproche notamment des installations non conformes, des locaux mal aménagés et un manque de formation du personnel. Le tribunal rendra sa décision le 15 mars prochain.

En 2016, deux militants de L214 avaient été interpellés avant d’être jugés en octobre 2017 pour violation de domicile. Ils avaient été surpris alors qu’ils allaient changer les cartes mémoires des caméras installées à l’intérieur de l’établissement, et condamnés à verser 6 000 euros d’amende, dont 5 000 avec sursis.

PHOTO : ILLUSTRATION / LA GAZETTE EN YVELINES