Affiché la semaine dernière, cet arrêté municipal avait créé la panique chez la cinquantaine de Tibétains installée dans un campement près de l’étang des Fonceaux, comme chez les bénévoles s’occupant d’eux. Dans cet arrêté pris le 21 février dernier, il était « fait commandement » aux Tibétains de quitter les lieux « au plus tard dans un délai de 48 h ». Contrairement aux démantèlements précédents, les 29 novembre et 22 janvier, aucune solution d’hébergement n’était proposée.

En urgence, une réunion s’est tenue dimanche dernier à Conflans-Sainte-Honorine. « Il y avait 77 personnes, c’était une belle mobilisation, souligne Henriette Barou, bénévole fortement impliquée et contactée ce lundi. Nous avons appelé la préfecture de garde qui nous a dit que rien ne se passerait tant que le sous-préfet n’appelait pas la présidente de la Ligue des droits de l’homme. »

Cet appel a été passé ce lundi 25 février, aux environs de 8 h 30. « Une réunion est organisée ce soir à 18 h à la préfecture à Versailles (après l’envoi à l’impression de cette édition, Ndlr), note Henriette Barou. On attend, on a de l’espoir. »

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