Alors que l’Etablissement public d’aménagement du Mantois Seine Aval présente ce mercredi 13 mars (après impression de cette édition La Gazette a finalement appris que cette présentation était annulée, Ndlr), au Marché international des professionnels de l’immobilier de Cannes (Côte d’Azur), le nouvel usage de la halle Sulzer, située au sein de la zone d’aménagement concertée (Zac) Mantes université, le devenir de ce bâtiment taraude encore le maire mantevillois, Cyril Nauth (RN) et son premier adjoint. Lors du dernier conseil municipal, le 4 mars, les deux élus ne se sont pas montrés franchement rassurés par les dernières orientations prises par l’Epamsa.

Il faut dire que la réflexion autour de ce bâtiment, dédié à l’assemblage de moteurs de bateaux et mesurant 300 m de long, 30 m de large et 28 m de haut, a connu quelques revers. En 2015, le groupe Hammerson annule l’investissement programmé d’une halle commerciale au sein du bâtiment, tandis que la démolition intérieure s’achève en août 2016. Un projet de pôle musical est ensuite évoqué, sans suites.

S’il n’a pas détaillé le projet en question lors des débats, l’édile se montre un peu plus précis en fin de conseil. « La structure la halle serait conservée, il y aurait des percées pour y faire passer de la voirie, détaille-t-il des présentations récentes faites par l’aménageur. Les logements seraient construits autour de la halle et à l’intérieur, il est question de réaliser un espace public paysager, végétalisé. » Le site accueillerait également à proximité « des commerces ».

« La structure la halle serait conservée, il y aurait des percées pour y faire passer de la voirie », détaille le maire RN des présentations récentes qui lui ont été faites de l’avenir de la friche.

En 2017, lors d’une visite de chantier, le directeur général de l’Epamsa de l’époque, Xavier Hemeury, indiquait de l’abandon de l’ambition commerciale : « Le fait que le projet Hammerson soit définitivement abandonné nous amène à revoir le caractère strictement commercial pour retrouver un quartier qui serait mixte. […] Si on ne démolit pas, on fait une économie de 50 % à 75 %. » Des propos montrant la difficulté à trouver un usage adéquat à cette halle, témoin du passé industriel de Mantes-la-Ville.

La réflexion autour de ce bâtiment, dédié à l’assemblage de pompes et de moteurs de bateaux et mesurant 300 m de long, 30 m de large et 28 m de haut, a connu quelques revers.

Au conseil municipal mantevillois, lors du débat autour du Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI), maire comme premier adjoint ont évoqué une réunion récente avec l’aménageur pour émettre des réserves importantes. En charge de l’urbanisme et des travaux, le premier adjoint évoque un projet à plus de 2 000 logements, contre 1 200 prévus à sa naissance (dès 2015, 2 000 logements devaient déjà être construits, rapportait alors La Gazette, Ndlr).

« Ce qui avait été imaginé lors de la création de la Zac en 2005-2006 n’a plus rien à voir avec ce que l’on nous présente aujourd’hui, notamment en terme de productions de logements », relève pour sa part Cyril Nauth. Et de préciser, des raisons de cette augmentation de logements : « D’une part, la SNCF a libéré du foncier supplémentaire par rapport à ce qui avait été prévu il y a une quinzaine d’années et aussi parce qu’aux abords de la halle Sulzer, à l’origine, où il ne devait y avoir qu’une grande halle commerciale ou en tout cas de l’activité, ils ont désormais l’intention de produire du logement. »