Le 2 février dernier, un jeune Chantelouvais de 18 ans avait été victime d’une violente agression homophobe au cœur de la cité de la Noé. Son auteur avait pris la fuite avant l’arrivée des policiers. Il a finalement été retrouvé et interpellé par les enquêteurs du commissariat de Conflans-Sainte-Honorine ce mercredi 3 avril. Il a été déféré devant un juge pour enfants puis incarcéré à Rouen (Seine-Maritime), dans l’attente de son procès ce vendredi 5 avril.

Les faits se sont déroulés vers 19 h. La victime, connue pour son orientation sexuelle dans le quartier, croise le chemin d’un ancien camarade de classe. L’agresseur, âgé de seulement 17 ans, commence à insulter la victime puis finit par se jeter sur lui et le roue de coups de poings.

L’agression est violente, le jeune homme étant retrouvé par les policiers avec une fracture de la mandibule et les dents brisées. « Il l’a roué de coups », se souvient une source proche du dossier. La victime a été immédiatement transportée à l’hôpital. Trente jours d’incapacité totale de travail (ITT) et trente jours d’accompagnement psychologique lui avaient été prescrits.

Les fonctionnaires ont rencontré quelques difficultés pour mener leur investigation, puisque les témoins « étaient précautionneux, poursuit cette même source des conditions de l’enquête. On n’a pas pu entendre grand-monde ils ne voulaient pas témoigner officiellement. » Cependant, ces quelques témoins auditionnés sont venus appuyer les propos de la victime. L’agresseur est rapidement identifié et ­interpellé.

Placé en garde à vue au commissariat de Conflans-Sainte-Honorine, l’agresseur a totalement nié les faits qui lui étaient reprochés et malgré les preuves qui s’accumulent contre lui. « Il dit qu’il n’était pas à Chanteloup ce jour là  mais que son portable y était parce qu’il l’avait laissé dans la voiture de sa mère », détaille une source proche de l’enquête.

Lors de la confrontation, la victime a formellement identifié le jeune homme arrêté comme son agresseur. L’adolescent de 17 ans, déjà connu des services de police, avait fait l’objet d’une mesure d’éloignement du quartier dans le cadre d’une affaire de trafic de ­stupéfiants.