Le quartier des Basses meunières accueillera-t-il un second city stade ? C’est en tout cas un projet évoqué par la mairie de Limay qui souhaite, dans le cadre de la réhabilitation du quartier, construire un terrain de football de rue pour les plus jeunes. Mais l’envie de la mairie se heurte à la crainte du bailleur social du quartier, IRP, qui met en avant les risques de nuisances sonores pour les habitants à proximité de l’aire de jeu et demande une concertation plus poussée avec ses locataires avant d’en lancer la construction.

Début mars lors d’une rencontre avec les habitants du quartier des Basses meunières, le maire de Limay Eric Roulot (PCF) annonce son souhait d’ériger un second city stade dans le quartier populaire (un premier est situé à ses abords, Ndlr), dans le cadre de sa réhabilitation par le bailleur social IRP. « Nous avions demandé à ce qu’il y ait un city stade pour que les jeunes du quartier puissent avoir un endroit pour jouer », explique-t-il.

Si le projet est encore dans les cartons, les principaux intéressés, jeunes croisés le mois dernier au stade de rue existant, indiquent que cela pourrait permettre aux plus jeunes de posséder leur propre terrain de football. Monopolisé par les plus grands des adolescents du quartier, le city stade actuel ne peut en effet accueillir tout le monde.

« Ça pourrait être pas mal pour les plus petits des Basses meunières qui restent tout le temps sur leur butte, explique Gaëtan, habitant du quartier. Ça peut être intéressant pour eux de construire ce stade. » Même son de cloche du côté d’un autre habitué du city stade déjà construit : « Je pense que ce sont juste les petits qui iront. Nous les plus grands, on viendra toujours à celui-là. »

Mais le souhait municipal se heurte à l’épineuse question des nuisances que pourraient éventuellement générer les joueurs, causant une réticence chez le bailleur à lancer le projet rapidement, indiquait en mars l’édile limayen. « Le maire a suggéré cette idée, indique Juan-Carlos Vegas, le correspondant local d’IRP à Limay. Pourquoi pas ? Mais l’on devra répondre à certaines questions. » IRP estime en effet « qu’il faut une concertation avec les habitants du quartier » avant toute chose.

Mais aussi savoir qui va payer, notamment l’éclairage public (dont la responsabilité théorique revient à la municipalité, Ndlr). Estimée à 40 000 euros par IRP, la livraison de ce projet, si elle va à son terme, n’est donc pas envisagée avant 2020. De nouvelles discussions doivent se tenir prochainement entre le maire et le bailleur social du quartier afin de trouver une solution à ce dossier.

Lors de sa rencontre avec les habitants, Eric Roulot évoquait lui aussi la question du coût de cet équipement auprès des habitants. « Tous les bailleurs sociaux se désengagent pour les aires de jeu pour les enfants parce que cela pose des problèmes d’entretien derrière », expliquait-il alors. « Ce que je leur ai proposé, c’est « vous assurez l’investissement », et nous, la Ville, on s’occupe de l’entretien », poursuivait-il d’une politique choisie « pour inciter les bailleurs sociaux à mettre des aires de jeu ».