Après la première réunion publique du 11 juin, les Achérois se sont de nouveau rendus en mairie le jeudi 21 mars pour discuter des questions de circulation. Cette soirée servait à dresser le bilan de la phase test lancée en septembre 2018 concernant le marquage d’essai apposé dans certaines rues, notamment pour le stationnement de certaines rues. Mais le sujet qui s’est retrouvé au cœur du débat reste la vitesse des automobilistes sur certains axes routiers de la commune.

En effet, face à des Achérois qui regrettaient de « ne pas se sentir forcément entendus », l’édile a rapidement ouvert le débat aux attentes de ses habitants. « L’avenue Jean XXIII, c’est l’autoroute ! » déplore une riveraine. Idem pour le début de la rue Félix Faure. « Il y a au moins 130 m de ligne droite, c’est un véritable couloir à accélérations. […] Il faut absolument trouver une solution », appuie un autre habitant, qui explique craindre pour ses enfants.

Ralentisseurs, chicanes, stop ou panneaux indicateurs de vitesse, les Achérois souhaiteraient voir installés de nouveaux aménagements leur assurant davantage de sécurité. Le maire a annoncé son intention de doter les quatre policiers municipaux de jumelles de vitesse. « Je sais que dans certaines rues, à certains moments, il y a des fous qui ne respectent pas la vitesse, déclare-t-il. Malheureusement, aujourd’hui, on ne peut pas mettre des dos d’âne partout dans la ville. »

Côté marquages, objet initial de la réunion, ils ont été apposés temporairement dans les rues Maurice Berteaux, Félix Faure et Lasne Berger. La rue Félix Faure comporte désormais 27 places de parking dont une pour personnes à mobilité réduite (PMR), la rue Maurice Berteaux 28 places et une PMR, et la rue Lasne Berger neuf places. Le marquage définitif est prévu par la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPSEO) ce mois-ci.

« On nous parle de phase-test mais des panneaux définitifs ont été installés, comprenez que c’est contrariant », a fait remarquer une habitante. Le maire Marc Honoré (SE) a admis des petits soucis de compréhension avec GPSEO et la mairie : « Je les ai freiné dans leur élan ». Suite aux propositions des habitants, de nouvelles installations, notamment au niveau des places de stationnement, devraient être essayées dans les prochains jours avant d’appliquer le marquage ­définitif.