Lundi 1er avril, le maire de Conflans-Sainte-Honorine, Laurent Brosse (DVD), avait convié les habitants de la résidence des Ormes et d’autres riverains à la présentation du projet du gymnase Foch. Alors que la présentation du projet en 2017 avait attiré la colère des Conflanais, c’est devant un public rassuré que le nouveau gymnase Foch, et surtout les logements qui en accompagnent la démolition-reconstruction, ont été dévoilés. Le début du chantier est prévu en avril 2020.

Suite à la première présentation, qui avait déclenché la colère des habitants des Ormes, un collectif de riverains s’était créé. « Ce collectif a fait part de leurs inquiétudes, reconnaît lundi soir Laurent Brosse. Inquiétudes que l’on a écoutées dans l’ensemble des réunions avec les représentants du collectif, et surtout, que l’ on a souhaité dès l’origine associer à la rédaction du cahier des charges. »

L’exercice de concertation semble avoir fonctionné. La hauteur des immeubles, qui posait problème, a été revue à la baisse. Le nombre de logements, lui, ne pose à priori plus de problèmes. « Il y aura 66 logements, explique Thomas Fauchon, représentant du promoteur immobilier Demathieu Bard, à un public qui ne bronche pas. Quarante logements en accession libre, 20 logements sociaux et 6 logements ­locatifs ­intermédiaires. »

La végétalisation du projet satisfait également les présents, autrefois réticents face à la perte des grands arbres situés devant leurs fenêtres. Sur la parcelle de 4 400 m² située à l’emplacement du gymnase actuel, 70 % d’espaces verts sont garantis. « L’espace vert sur la toiture du gymnase, c’est un espace vert qui n’est pas accessible, il sera entretenu par la Ville pour en conserver toute la végétalisation », détaille Thomas Fauchon. Le coût de cet entretien municipal inquiète bien certains riverains, qui espèrent que cet espace vert ne finira pas « en friche » après quelques années.

L’ambiance est calme devant le défilé de diapositives qui présente le futur Gymnase Foch, jouxtant la résidence des Ormes. En 2017, ils avaient très vivement manifesté leurs réticences.

Dans le public, l’ambiance est fort différente de la réunion de 2017, qui s’était très mal passée. « Je suis assez séduit par l’ensemble du projet, je trouve ça assez élégant s’il est réalisé comme ça », entend-on. Ou « vous avez pris en compte nos considérations, le projet à pas mal évolué », comme « c’est beaucoup mieux qu’avant ». Malgré ces éloges liés à l’adaptation du projet, quelques points continuent malgré tout de poser problème.

Le stationnement reste une crainte exprimée. Même si 71 places de parking seront créées pour les 66 logements ainsi qu’un parking ­aérien de 30 places pour le ­gymnase, les Conflanais présents estiment que le stationnement dans le quartier restera compliqué. Laurent Brosse affirme avoir fait réaliser des relevés du stationnement et que ce nombre de places serait suffisant. « Ça ne suffira pas », rétorquent certains habitants manifestant leur désaccord : « Je rentre tard du travail, je peux vous assurer que je ne trouve jamais une seule place chez moi ou dans la rue. »

L’avenir des lycéens et des sportifs durant la durée des travaux, débutant en avril 2020 et pour une durée d’un an et demi minimum, a également suscité quelques interrogations. L’adjoint aux sports, Bruno Lakehal, a affirmé s’y être attelé : « On a travaillé avec des enseignants sur des endroits comme le gymnase des Basses roches […], ce n’est pas un gymnase dernier cri, mais on essaie de ­trouver des solutions. »

Le maire, à la suite de cette réunion qui signait la clôture de la consultation publique, ne cache pas sa satisfaction. « Il y a quelques détails qu’il faut retravailler », reconnaît-il tout en se félicitant que la réunion n’ait pas causé cette fois-ci « de remise en cause [fondamentale] du projet ». Les Conflanais présents sont sortis de cette réunion plutôt rassurés, même si certains restent tout de même un peu méfiants : « Sur les plans, c’est mieux qu’avant, à voir après ».