Le lundi 15 avril, vers 19 h, Paris est en émoi en découvrant les flammes qui ravagent la toiture de la cathédrale Notre-Dame. Alors que les sapeurs-pompiers de Paris commencent à intervenir, le service départemental d’incendie et de secours des Yvelines (SDIS78) est prévenu à 19 h 28. « Très rapidement, les premiers moyens des Yvelines sont arrivés sur place », explique le lieutenant Sylvain Rospars, chef du ­service communication du SDIS78.

« On a engagé quatre fourgons d’incendie, les deux bras élévateurs (BEAA) et notre Groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux (GRIMP) », poursuit-il concernant les moyens matériels. « Trois officiers de la chaîne de commandement et un expert en patrimoine » ont également été mobilisés, détaille-t-il. Au total, 35 sapeurs-pompiers des Yvelines sont engagés pour prêter mains fortes aux sapeurs-pompiers parisiens.

À leur arrivée sur place vers 20 h, les bras élévateurs automatiques articulés de 46 mètres sont immédiatement déployés. Étant les seuls d’Île-de-France à avoir cette capacité de déploiement. « Le BEAA de ­Versailles a été employé, lui ­typiquement sur une phase d’attaque de l’incendie, donc sur le pilier Nord, explique le représentant du SDIS78. Ce qui a permis ­effectivement de s­auvegarder cette tour. »

Le BEAA de Magnanville a été déployé en soutien notamment pour acheminer le matériel ou l’eau aux pompiers sur place. La situation n’avait cependant rien d’insolite pour les sapeurs-­pompiers magnanvillois qui s’entraînent au maniement de l’engin lors d’exercices autour de la collégiale ­Notre-Dame de Mantes-la-Jolie.

Durant de nombreuses heures, les secours des Yvelines et de Paris se battent contre les flammes. Dans le communiqué de presse le SDIS 78 déclare que « la nuit fût rude également pour nos personnels ». Finalement, le lieutenant Rospars explique que « les moyens incendies ont été désengagés dans la nuit ». Concernant les bras élévateurs, ils n’ont quitté le site que le lendemain vers 14 h.

La nuit même de l’incendie, une trentaine d’habitants de Mantes-la-Jolie se sont réunis dans la ­collégiale autour du père Matthieu ­Williamson pour « animer un temps de prière de 23 h jusqu’à minuit », souligne le prêtre de la paroisse mantaise .

Le glas a été sonné à « Notre-Dame de Mantes pour sa grande sœur Notre-Dame de Paris » dans le même temps. D’autres églises des Yvelines comme celle d’Andrésy ont également fait sonner leurs cloches dans la matinée du 16 avril. Le maire de Mantes-la-Jolie, Raphaël Cognet (LR) a annoncé via son compte Facebook dès mardi que la Ville « trouvera les moyens d’aider à ­reconstruire Notre-Dame ».

Une initiative suivie également par la mairie de Conflans-Sainte-Honorine. Le maire Laurent Brosse (DVD) a annoncé par un communiqué de presse qu’un vote lors du conseil municipal du 17 juin serait proposé pour débloquer « une aide de 10 000 euros » à la Fondation du patrimoine qui a lancé un grand appel aux dons.

À Poissy, un rassemblement citoyen a été organisé ce jeudi 18 avril sur le parvis de l’hôtel de ville « pour rappeler l’attachement de chacune et chacun à ce bijou architectural », souligne la municipalité dans un ­communiqué de presse.

Les départements d’Île-de-France ont annoncé dans un communiqué de presse le mardi 16 avril que 20 millions d’euros seraient débloqués grâce au fonds de solidarité d’investissement interdépartemental pour participer à la « reconstruction de ce joyau national ».