Une épaisse fumée noire est apparue dans le ciel dimanche 14 avril vers 15 h. Le feu a pris dans le site d’enfouissement des déchets de la société EMTA (entreprise de traitement de déchets, Ndlr). La fumée avait alerté les riverains dont Philippe Laborde (membre de l’Association vexinoise de lutte contre les carrières cimentières, ancien conseiller municipal de Juziers, Ndlr) qui s’est rendu rapidement sur place. « Depuis Juziers, ça se situe à peu près à trois kilomètres, trois kilomètres et demi j’ai vu ce grand panel de fumée qui s’élevait dans le ciel » témoigne-t-il.

Le maire de Guitrancourt Patrick Dauge (SE) à propos de l’incendie de dimanche n’a pas beaucoup d’explications à donner. Il parle d’un cas « exceptionnel, c’est très rare ». Une enquête à été ouverte pour déterminer la cause du départ de feu qui selon le maire « peut arriver de manière criminelle, ou peut arriver de manière accidentelle maintenant, on ne connaît pas les origines ».


« J’ai pu prendre le détail de ce qui était au sol donc pas brûlé (…) on voit de tout, alors il y a des cônes de plastiques de travaux, il y a des matelas, de la mousse » insiste Philippe Laborde.

Philippe Laborde raconte les interventions qui ont eu lieu pour venir à bout des flammes lorsqu’il est retourné à la carrière vers 17 h : « Depuis l’extérieur on voyait très très bien ce qui se passait. Entre autres les engins, quatre sûrs, peut-être cinq, engins de la carrière qui déversaient de la terre sur ce qui brûlait ». Selon lui, les pompiers sont intervenus avec des lances incendies mais « vers 19 h, il y avait encore des flammèches au sol ».

Après que le feu ait été totalement maîtrisé vers 20 h par les pompiers et les équipes de la décharge, la fumée épaisse noire a peu à peu commencé à désépaissir et devenir blanche. Les riverains jusqu’à Mantes-la-Ville se sont plaints durant la journée d’une forte odeur de caoutchouc. L’incendie a effectivement eu lieu dans la zone des déchets ménagers loin de la zone des déchets dangereux selon le site internet actu78 qui a pu contacter le SARP Industries, ­gestionnaire du site.

« J’ai pu prendre le détail de ce qui était au sol donc pas brûlé […] on voit de tout, alors il y a des cônes de plastiques de travaux, il y a des matelas, de la mousse », insiste Philippe Laborde. Une inquiétude persiste donc concernant la pollution de la nappe phréatique après cet incendie. Dominique Pèlegrin, présidente de l’Association vexinoise de lutte contre les carrières cimentières (AVL3C), conclut : « De toute façon, ce site d’enfouissement, c’est quand même un peu malsain. »

Crédits photo : Philippe Laborde