Le feuilleton municipal se poursuit. Alors que le maire Pascal Collado (DVD) avait réussi lors du conseil municipal du 15 avril à faire voter le budget et réunir le quorum malgré la démission de 15 élus de sa majorité et trois refus de siéger, il a dû faire face à quatre nouvelles démissions, celles du groupe d’opposition de l’ancienne maire Marie-Hélène Lopez-Jollivet (LREM). Des élections municipales anticipées auront donc bien lieu. La mairie était ce lundi en attente de l’arrêté fixant leurs dates, mais les dimanches 23 et 30 juin ont été avancés par les démissionnaires comme le maire.

« Il y a eu une coalition, réagit ce lundi 6 mai Pascal Collado de la démission des quatre conseillers du groupe Unis pour l’avenir de Vernouillet. Ces démissions en deux temps ont été organisées. » Quant à ses intentions, il ne les cache pas : « Je suis déterminé à poursuivre mon mandat, j’ai réuni une liste. […] J’espère que mes adversaires, quel que soit leur nombre, s’engageront pour l’intérêt des Vernolitains et non pas pour servir un quelconque intérêt personnel. »

Face à lui, il retrouvera « la quasi-totalité » des conseillers ­démissionnaires, indique Jean-Yves Denis, tête de liste de l’équipe Restaurons la confiance à Vernouillet. « Nous allons proposer une liste de sortie de crise, avec du sang neuf, des talents des différents quartiers », détaille-t-il. Si pour lui la campagne s’annonce « courte et intense », pour Pascal Collado, elle s’annonce « des plus normales ». Maire comme ancien premier adjoint veulent toutefois profiter de cette campagne pour présenter les choses « telles qu’elles doivent l’être ».

Une troisième liste semble se profiler pour cette échéance, celle du groupe d’opposition de Marie-Hélène Lopez-Jollivet. « Nous allons nous réunir prochainement pour déterminer dans quelles conditions cela se fera », précise celle qui a été maire de 2005 à 2014. Des démissions déposées le 24 avril dernier en mairie, elle explique : « Nous avons mis un coup de sifflet final. […] Quelqu’un qui s’accroche au pouvoir ce n’est pas du tout démocratique. »

Le groupe avait envisagé de démissionner avant le conseil municipal du 15 avril, mais s’est lui aussi fait surprendre. « Nous pensions que le conseil municipal était terminé, mais le maire a utilisé un stratagème (voir notre édition du 24 avril) souligne-t-elle. Voir ce simulacre a achevé de nous convaincre. Par notre présence, on cautionnait la démarche du maire. »