L’interpellation a quelque peu agacé Pierre Bédier (LR), conseiller municipal mantais et président du Département, lors du conseil municipal du 25 mars dernier. Ce soir-là, le conseiller d’opposition du groupe Socialistes et citoyens David Stefanelly (PS) s’interroge sur une subvention de 1 000 euros accordée par la municipalité au groupement Yvelines coopération internationale développement (Ycid), destiné à coordonner l’action en la matière des collectivités yvelinoises, et visé par un récent rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) en novembre dernier.

Ce rapport pointait notamment des missions imprécises et une certaine dépendance financière par rapport au conseil départemental, ce qu’a relayé l’élu socialiste. Pierre Bédier a assuré que des réponses étaient apportées à la CRC, mais a conditionné la viabilité d’Ycid à une adhésion plus importante des communes yvelinoises.

« La somme en jeu est évidemment très faible mais symbolique, amorce le conseiller municipal socialiste. Je voulais savoir si la majorité ­municipale, en poursuivant cette subvention municipale de 1 000 euros, a pris acte, pour le coup, de ce rapport de la CRC. » Face à lui, l’édile mantais Raphaël Cognet (LR) répond que « les 1 000 euros que nous mettons dans cette structure sont démultipliés par les moyens qu’on nous donne ».

Il ajoute que le rapport de la CRC « souligne un certain nombre de travaux de qualité », estimant que la structure procure « un ratio coût/efficacité qui est extrêmement positif pour la ville et sa politique de coopération ». Pour sa part, Pierre Bédier a tenu à rappeler que le rapport n’avait pointé « aucun dysfonctionnement majeur » mais seulement « deux points à ­améliorer ».

Sur les dépenses majoritairement réalisées par le Département, mettant en doute la pertinence de l’existence d’Ycid, il détaille : « Il a été de la volonté du Département de créer Ycid pour, justement, ne plus être la seule collectivité financeuse, et favoriser l’adhésion aussi bien de nouvelles collectivités que d’entreprises, que d’associations qui pourraient participer aux dépenses. »

Il poursuit, de l’avenir d’Ycid, et du nombre pour l’instant limité de communes yvelinoises y ayant adhéré : « Si, à l’issue des élections municipales, nous voyons l’arrivée de nouvelles équipes, s’il n’y a pas plus de volontaires pour adhérer à Ycid, et bien, on supprimera Ycid et le conseil départemental gérera directement lui-même ces opérations. »