Le maire RN mantevillois Cyril Nauth reprochait souvent à sa prédécesseure, Monique Brochot (PS), d’avoir embauché trop d’agents municipaux. Alors, au conseil municipal du 12 avril dernier, il n’a que peu goûté la remarque de cette dernière lui reprochant de reconstituer « une armée mexicaine », au vu des dépenses de personnel engendrées et de la baisse relative des dépenses de fonctionnement. Le premier magistrat et son équipe ont rétorqué que la hausse des effectifs était liée à l’augmentation de la population.

Si les dépenses de personnel sont supérieures à celles de l’année 2018, cela serait dû « au recrutement d’une vingtaine d’agents supplémentaires en lien avec l’augmentation des effectifs scolaires et en lien avec l’ensemble des projets inscrits en investissement », fait remarquer le premier adjoint mantevillois.

Mais pour Monique Brochot, le compte n’y est pas. « On arrive au même ratio qu’en 2013, alors que vous avez transféré le personnel des services propreté et voirie (vers la communauté urbaine, désormais compétente, Ndlr), argue-t-elle. […] Si je fais 980 000 euros divisé par 20, j’arrive à un salaire de 49 450 euros par agent. Donc là, c’est des cadres extrêmement cher payés que vous recrutez. »

Ce que réfutent maire et premier adjoint. « En valeur absolue, c’est incontestable que nous ne sommes pas au niveau de masse salariale que vous énoncez, puisqu’en 2014, nous étions à 14,8 millions, je le répète, et là, nous sommes à 13,8 millions d’euros, indique ce dernier. […] Vous ne pouvez pas comparer la situation de la ville en général en 2014 et en 2019, ce n’est pas sincère. »

Pour compléter, Cyril Nauth ajoute : « Les agents qui ont été recrutés et qui ont participé à faire augmenter la masse salariale ne sont pas des cadres, puisque vous suivez régulièrement l’adaptation du tableau des effectifs, et vous pouvez constater qu’il n’y a pas plus de catégories A qu’avant. »

Il ne manque pas d’égratigner une nouvelle fois sa prédécesseure. « Nous avons aussi démutualisé puisque nous avons récupéré [dans le cadre de la loi de décentralisation] un certain nombre de compétences, puisque vous aviez fait le choix, vous Madame Brochot, de mutualiser un certain nombre d’agents, rétorque-t-il. Donc vous voyez, il n’y a pas que le scolaire qui explique l’augmentation de cette masse salariale. »